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exclusif Google entre au capital d'Uber, un concurrent des taxis

EXCLUSIF. La start-up américaine qui propose des services de taxis dans 35 villes vient de boucler un tour de table qui la valorise 3,5 milliards de dollars! Larry Page a fait des pieds et des mains pour y investir.
Voilà une information qui devrait donner du baume au coeur de Chauffeur Privé, Le Cab, Snap Car, et toutes les autres sociétés qui exploitent des véhicules de tourisme avec chauffeur, dans leur combat contre les lobbys de taxis français et étrangers. La start-up californienne Uber, une des pionnières dans ce nouveau service, vient de boucler un nouveau tour de table qui la valorise 3,5 milliards de dollars! Selon un prospectus du Delaware envoyé à la SEC américaine, le fonds de private equity Texas Pacific Group (TPG) a acheté pour près de 90 millions de dollars de titres. S'il n'est pas un investisseur classique de "tech", il a développé récemment ses investissements dans le voyage et les loisirs. Par ailleurs, Benchmark Capital Partners, actionnaire de la première heure, réalloue 15 millions de dollars à la jeune pousse. Reste un dernier ticket de 255 millions de dollars d'actions, pour lequel l'identité de l'investisseur n'est pas précisée. Selon la presse américaine, il s'agirait de Google Ventures. La filiale capital risque du géant américain n'était au départ par prévue dans le tour de table, mais c'est Larry Page lui-même qui aurait rencontré le CEO Travis Kalanick et insisté pour y figurer. Cette augmentation de capital n'a rien à voir avec les montants en jeu il y a seulement 18 mois: à l'époque, Uber avait levé 37,5 millions de dollas auprès de Benchmark Capital Partners, Menlo Ventures et Goldman Sachs pour une valorisation de 330 millions de dollars! Mais Uber est un des plus avancés dans ce nouveau business model: déjà présent dans 35 villes, son activité grimpe de 18% par mois, il est rentable dans ses premières villes d'exploitation américaines et devrait dégager 125 millions de dollars cette année, selon la presse américaine. Un modèle rentable qu'il peut désormais essayer de dupliquer partout dans le monde, même s'il lui faudra enjamber de nombreuses barrières corporatistes et politiques.
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