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Rothschild & Cie cherche un nouvel investisseur pour Zadig & Voltaire
Selon les informations obtenues par WanSquare, c'est bien la banque Rothschild & Cie qui a été mandatée par Thierry Gillier, l'actionnaire à 70 % de la célèbre griffe Zadig & Voltaire, afin de l'aider à trouver un nouveau partenaire. Interrogée par nos soins, la prestigieuse banque d'affaires est restée d'un silence prudent.
En 2012, c'était Laurence Danon, alors à la tête d'Edmond de Rothschild Corporate Finance qui avait aidé Thierry Gillier à trouver un partenaire. A la suite de cinq mois de négociations, c'était le fonds américain TA Associates qui avait été retenu pour faire alliance avec Thierry Gillier moyennant l'acquisition de 30 % du capital de ZV Holding sur la base d'une valorisation globale de 380 millions d'euros. Ce qui constituait un niveau élevé dans la mesure où la griffe réalisait en 2012 un chiffre d'affaires de 130,6 millions d'euros et un Ebitda de 34,2 millions. Thierry Gillier avait alors préféré TA Associates au fonds d'investissement Towerbrook Capital ou L Capital et avait écarté le projet d'une introduction à la Bourse de Hong Kong sur lequel avait travaillé HSBC.
TA Associates a eu la main heureuse, puisqu'en l'espace de cinq ans, l'activité de Zadig & Voltaire a été multipliée par deux. En fonction des derniers éléments financiers consolidés que WanSquare s'est procurés, le chiffre d'affaires atteignait en 2017 243,2 millions d'euros et l'Ebitda était supérieur à 40 millions d'euros. Ce qui correspond à une très belle rentabilité. Ne serait-ce que l'an passé, Zadig & Voltaire a ouvert 15 nouveaux magasins aux Etats-Unis. Au total, le nombre de boutiques et de corners portant la célèbre griffe s'élève aujourd'hui à plus de 300 sur l'ensemble de la planète.
Mais pour Thierry Gillier, Zadig & Voltaire, peut encore doubler son chiffre d'affaires d'ici quatre ou cinq ans. Or, par ailleurs, TA Associates aimerait encaisser les fruits de son investissement. Tout cela explique que Rothschild & Cie cherche le bon investisseur capable d'appuyer la politique de développement du groupe et de l'aider notamment dans ses ouvertures de boutiques en Amérique latine ou en Chine. Ce qui pourrait ne pas modifier substantiellement la part de 70 % que Thierry Gillier détient au capital du groupe qu'il a créé en 1995. La transaction est attendue avec fébrilité dans le monde de la mode, des marques et du capital-investissement.
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