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François Villeroy de Galhau confiant pour la croissance, mais...
La France va bien mais elle peut faire mieux, c'est en résumé ce que le gouverneur de la Banque de France a affirmé hier soir, lors d'une interview sur LCI. Si son institution a relevé sa prévision de croissance à la hausse pour 2017, de 1,8% à 1,9%, "soit le niveau le plus élevé depuis 2011", François Villeroy de Galhau a affirmé que le "moteur de l'économie française n'est pas assez puisant", et appelé à la mise en place de réformes rapides, notamment dans le domaine de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Ce qui permettrait notamment selon lui de lutter contre un niveau de chômage encore "trop élevé" et d'améliorer la compétitivité de l'Hexagone. Un discours qui tombe à point nommé, alors que le gouvernement entame aujourd'hui les négociations avec les syndicats sur la réforme de l'assurance chômage, et que le sujet d'un meilleur contrôle des chômeurs fait encore polémique auprès des partenaires sociaux.
En attendant de connaître l'issue de ce premier round de réformes de l'année, le gouvernement devrait pouvoir compter sur une conjoncture encore très favorable et qui devrait l'inciter à profiter de cette fenêtre de tir pour accélérer le rythme des changements législatifs : l'enquête de conjoncture publiée aujourd'hui par la Banque de France fait ainsi état d'une accélération de la production industrielle au mois de décembre, tous secteurs d'activité confondus. Dans l'industrie, l'indice s'est ainsi établi à 110, après 106 en décembre, soit un plus haut depuis 2011, tandis que dans les services, il a atteint 103 après 102 le mois précédent, un record également de sept ans. Selon cet indicateur d'activité, le PIB devrait progresser de 0,6% au dernier trimestre 2017, ce qui explique la révision à la hausse de la croissance annoncée par le gouverneur hier soir.
Alors qu'habituellement, les enquêtes de confiance ont quelques mois de décalage par rapport aux chiffres réels lors d'une amélioration de la conjoncture, c'est l'inverse qui prévaut depuis la fin d'année dernière. Et les chefs d'entreprise sont pour une fois plus optimistes que ce que les chiffres réels de la production industrielle pour le mois de novembre ont révélé hier matin. Preuve d'un degré de confiance assez exceptionnel et dont il serait dommage de ne pas profiter. Ainsi, la production industrielle a décliné de 0,5% sur l'avant-dernier mois de l'année, après une progression de 1,7% en octobre. Ce ralentissement au mois de novembre n'est toutefois pas inquiétant selon Olivier Vigna, d'HSBC. "Certes, le niveau de notre production industrielle est encore de 10% inférieur à celui d'avant 2008, mais toutes les enquêtes de confiance (INSEE, BdF et PMI) sont au plus haut. Conjugué à une accélération de la croissance européenne, ceci devrait permettre à la production industrielle d'accélérer et passer de 1,9% en 2017 et 2,2% en 2018", conclut l'analyste.
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