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LBO France poursuit la rotation de son portefeuille
LBO France continue la cadence de ses sorties, afin de monétiser ses investissements pré-crise et retourner de l'argent à ses investisseurs. Dans ce cadre, il vient d'annoncer l'entrée en négociations exclusives avec Equistone Partners pour la cession d'Averys, un fabricant de rayonnages et mobiliers métalliques. Valorisation: 260 millions d'euros, soit 6,5 fois l'Ebitda de la cible, selon nos informations. La société avait été retirée de la cote par 21 Centrale Partners en 2005, pour 58,5 millions d'euros. Le fonds franco-italien l'avait ensuite revendu à LBO France pour 140 millions d'euros. Depuis, la maison emmenée par Robert Daussun a encore largement oeuvré au développement du groupe, à travers la croissance organique mais aussi une acquisition significative, celle de Stowe, filiale de mobiliers métalliques du groupe allemand Kardex en 2013. Doté d'une usine principale en Belgique, ce groupe qui affiche 182 millions d'euros de chiffre d'affaires a fait doubler de taille la nouvelle entité, qui est devenu le deuxième acteur du rayonnage en Europe avec deux tiers de ses revenus à l'étranger.
A l'automne dernier, LBO France a lancé le processus de vente d'Averys, qu'il a refinancé dans la foulée en mettant en place un dividend recap de 165 millions d'euros. L'opération avait prévu une portabilité de la dette de façon à ce que le groupe bénéficie d'un levier de dette senior de 4,5 fois l'Ebitda, dont 3,5 fois de dette senior et une fois de mezzanine. Faute d'acquéreur stratégique naturel pour cet actif de niche, ce sont des fonds qui se sont concurrencés pour ces enchères, qui vont rapporter 2,4 fois sa mise à LBO France, une confortable plus-value qui profiter aussi à ses investisseurs.
Un nouveau beau dossier de buy-and-build conclu par LBO France, qui continue à mener tambour battant sa levée de fonds. Le groupe a bouclé de nombreuses sorties depuis quelques mois: celle d'Exxelia, un fabricant de composants passifs, à IK Investment Partners, les biscuits Poult à Bridgepoint et Qualium ou encore sa part de 33% dans Labeyrie à PAI Partners. Il a par ailleurs signé des acquisitions en vue, comme la marque de cosmétiques Payot mais aussi Chryso, filiale d'adjuvants de Materis dont LBO France avait déjà été actionnaire entre 2003 et 2006.
Une rotation optimale de son portefeuille qui devrait lui offrir les faveurs de ses investisseurs, auprès de qui il cherche à lever un nouveau véhicule LBO de 1
milliard d'euros.
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