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Blackstone accélère la cadence sur le secondaire
EXCLUSIF.
Le fonds de private equity américain vient de racheter CS Strategic Partners, filiale du Crédit Suisse dans le secondaire. Une diversification devenue essentielle pour ces spécialistes cotés du non coté.
C'est un investissement de plus pour l'ogre Blackstone. En annonçant une nouvelle acquisition, le fonds de private equity américain confirme son intention de se développer sur le marché secondaire, au moment où les banques sont contraintes de réduire leurs activités en fonds propres et consommatrices de capitaux.
Blackstone, l'un des plus grands acteurs du private equity de la planète avec 218 milliards de dollars de capitaux sous gestion, a annoncé hier qu'il allait racheter CS Strategic Partners, une filiale de capital-investissement du Crédit Suisse. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué, mais le deal devrait être finalisé d'ici à la fin septembre. La filiale détient 9 milliards de dollars d'actifs sous gestion.
Les rapports étroits entre les deux institutions ont sans doute favorisé l'opération. "Beaucoup d'entre nous ici à Blackstone ont autrefois été des collègues de l'équipe de Strategic Partners, et cela nous donne confiance dans le fait que nos cultures d'entreprise se marieront bien", a commenté Tony James, COO de Blackstone. Avant d'être recruté en 2002 comme bras droit de Stephen Schwarzman, patron et cofondateur de Blackstone, ce dernier était ainsi le directeur de la division banque d'investissement et private equity de la banque helvétique.
L'opération intervient au moment où les banques ne cessent de multiplier les délestages dans certaines divisions, dans le but de se conformer aux nouvelles normes réglementaires. Insérée au sein de la loi Dodd Franck, la règle de Volcker vise à réduire les pratiques risquées des institutions financières, en leur interdisant, par exemple, de posséder des participations dans des fonds spéculatifs ou de capital investissement. A l'image de la banque helvétique, les investissements dans le private equity de Bank of America ont été fortement réduits, passant de 5,7 milliards de dollars début 2010 à 1 milliard à fin mars 2013.
Dans ce contexte, les fonds d'investissement s'engouffrent dans la brèche et se lancent dans des acquisitions sur le marché secondaire du private equity, dans un objectif de diversification. Avant Blackstone, son concurrent Carlyle avait déjà fait un gros coup en rachetant le fonds de fonds néerlandais AlpInvest, gérant plus de 32 milliards de dollars, en 2011. Le nouveau nerf de la guerre pour les mastodontes cotés du private equity.
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