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Yomoni veut frapper fort en Europe
Il y a un an, la FinTech française Yomoni présentait son modèle : axer son offre sur le service aux clients plutôt que sur les produits eux-mêmes et les enveloppes fiscales. L’idée était de proposer un mandat de gestion de contrat d’assurance-vie en unités de compte adapté au profil d’épargne et de risque du client, avec une transparence des frais la plus totale. Partant de là, la FinTech a fait le point auprès de ses clients pour savoir quels étaient les améliorations à apporter et les volets à développer. Et les retours ont été fructueux.
Bon nombre de visiteurs du site ont été freinés par le côté investi à 100% en unités de comptes (UC) du contrat proposé par Yomoni. C’est pourquoi, l'entreprise lance aujourd’hui son contrat en euros, Suravenir Rendement, en partenariat avec Suravenir, qui en 2015 proposait un rendement de 2,9%. Incluant désormais ce produit dans son offre, les allocations par profils de risques ont été modifiées. Les niveaux de risque allant de 1 à 5 incluent désormais une part plus ou moins grande de fonds en euros, le profil 1 étant investi à 100% dans ce nouveau fonds, alors que les profils de 6 à 10 restent investis à 100% en UC. Par ailleurs, les clients considèrent l’offre de Yomoni comme chère. Qu’à cela ne tienne ! La société a lancé un comparateur de frais de gestion, gerersonepargne.fr, afin d’offrir un outil d’information claire et transparent pour les clients. Autre nouveauté, et pas des moindres, les clients ont plébiscité les services de Yomoni dans la gestion de leur PEA. La FinTech a alors conclut un partenariat avec Crédit Agricole Titres, qui leur permet de proposer une tenue de compte au sein de Yomoni, permettant à cette dernière de proposer une gestion de PEA, de compte titres et pourquoi pas à l’avenir l’ensemble des projets d’épargne de leurs clients.
Mais les ambitions de Yomoni ne s'arrêtent pas là. La firme, agréée par l’AMF comme société de gestion, voit déjà plus loin. Profitant du passeport européen lié à ce statut et lui permettant d’exercer dans tous les pays européens, Yomoni lorgne sur les pays proches de la France. Considérant la Grande-Bretagne comme un marché mature et presque saturé, la société vise plutôt l’Europe continentale à savoir la Belgique, la Suisse, l’Italie et l’Espagne. Mais pour réussir à développer son offre et s’étendre d’un point de vue européen, « il va falloir envisager une nouvelle levée de fonds, au moins aussi conséquente que la première », a souligné Sébastien d’Ornano, président de Yomoni. Pour son lancement l'entreprise avait en effet levé 3,5 millions d’euros auprès d’Inéa Ventures et Crédit Mutuel Arkea. « Mais comme lors de notre premier tour, nous recherchons non seulement du capital mais aussi un apport de ressources industrielles et de savoir-faire », conclut Sébastien d’Ornano. Reste que sans souhaiter communiquer sur les encours actuels ni même le nombre de clients, les objectifs annoncés il y a un an sont confirmés, à savoir 10 000 clients en 2018 et 1 milliard d’euros sous gestion d’ici 2020.
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