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Fusions, Acquisitions / BNP Paribas / Fusions & Acquisitions

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BNP Paribas / Fusions & Acquisitions

M&A français : la spectaculaire ascension de BNP Paribas / En Europe, Goldman Sachs garde la main

Le classement définitif de LSEG consacre BNP Paribas et Rothschild aux deux premières places du conseil en M&A français. Derrière ce duo, les banques américaines affichent des trajectoires contrastées, tout en conservant leur domination à l’échelle européenne.
(Photo by Stephane Mouchmouche / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Stephane Mouchmouche / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Il y a un an, BNP Paribas pointait au douzième rang des conseils en fusions et acquisitions impliquant une partie française, avec 11,3 milliards de dollars d’opérations conseillées sur neuf mois. Elle occupe désormais la première place du classement définitif de LSEG pour les neuf premiers mois de 2026. Les données préliminaires arrêtées au 24 septembre avaient déjà mis en évidence le coup de frein du marché au troisième trimestre et le poids croissant des acheteurs étrangers. Elles dessinaient également la hiérarchie des conseils en fusions-acquisitions, que les chiffres définitifs viennent confirmer et préciser. Deuxième derrière Rothschild & Co à fin juin, BNP Paribas affiche désormais 76,8 milliards de dollars de transactions conseillées et 46 % de part de marché, contre 72 milliards et 43 % pour son rival.


La différence se fait loin de SFR


Ces parts de marché se chevauchent, car chaque opération est créditée en totalité à chacun de ses conseils. Le palmarès porte donc l’empreinte des deux plus grosses transactions de l’année. Le projet de rachat de SFR par Bouygues Telecom, Orange et Iliad, valorisé 24 milliards de dollars, a mobilisé treize banques. L’acquisition de UK Power Networks par Engie, 21,3 milliards, en a réuni six, dont BNP Paribas, Rothschild et Bank of America, également présents sur SFR. Ces deux dossiers apportent ainsi plus de 45 milliards de dollars à chacun des trois premiers du classement, et c’est sur le reste du marché que se joue l’écart. BNP Paribas y totalise environ 31,5 milliards de dollars sur une quarantaine d’opérations, contre 26,7 milliards pour Rothschild. Elle a notamment conseillé Argan face à WDP, épaulé par Rothschild, et LSEG la crédite aussi de mandats sur les offres de Mubadala sur Pierre & Vacances et d’EP Group sur Fnac Darty.

Rothschild garde en revanche l’avantage du nombre, avec 98 opérations conseillées contre 42 pour BNP Paribas. L’écart reflète le positionnement habituel de la maison, très présente sur les transactions de taille intermédiaire. Sa valeur conseillée a doublé en un an, alors même que son nombre de mandats reculait de 125 à 98, dans un marché où le nombre d’opérations baisse de 20 %.


Wall Street mise sur les gros tickets


Derrière ce duo, Bank of America se classe troisième avec 56,1 milliards de dollars pour seulement 12 opérations, SFR et UK Power Networks représentant plus de 80 % de son total. Morgan Stanley et Lazard se tiennent à moins de 500 millions de dollars, avec 48,9 et 48,4 milliards, mais le premier en 18 opérations, le second en 38. Crédit Agricole CIB, sixième avec 41,6 milliards et 32 mandats, gagne dix places sur un an. Suivent Goldman Sachs, JP Morgan, Citi et Evercore, entre 31 et 39 milliards de dollars, avec 12 à 20 opérations chacun. JP Morgan, deuxième il y a un an, glisse au huitième rang avec un montant pourtant stable, à 35,2 milliards. Pour Evercore, remonté du 26e au 10e rang, SFR pèse à lui seul plus des trois quarts du total.

À l’échelle européenne, les banques américaines reprennent la main. Goldman Sachs domine avec 507 milliards de dollars, devant Morgan Stanley et JP Morgan. Rothschild arrive cinquième avec 264 milliards et BNP Paribas sixième avec 256 milliards. Les deux Françaises ont d’ailleurs échangé leurs places entre les données préliminaires et le classement définitif, la valeur conseillée de BNP Paribas ayant été révisée de près de 16 milliards de dollars à la baisse. Elle n’était toutefois que quatorzième en Europe un an plus tôt, avec 77 milliards.

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