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BNP Paribas Asset Management / BNP Paribas AM / Isabelle Scemama / Sandro Pierri
Le nouveau visage de BNP Paribas AM / L'intégration d'AXA IM franchit sa dernière étape
Près de quinze mois après le rachat d'AXA Investment Managers, BNP Paribas Asset Management vient de donner sa forme opérationnelle au nouvel ensemble. Le gestionnaire d'actifs, qui revendique désormais plus de 1 700 milliards d'euros d'encours, a dévoilé ce 22 septembre l’organisation appelée à succéder au dispositif transitoire mis en place après l’acquisition. Il s'agit de la dernière grande étape organisationnelle d'une intégration menée à marche rapide. Dès juillet 2025, BNP Paribas avait installé une gouvernance commune pour BNPP AM et AXA IM, autour de Sandro Pierri et Marco Morelli, tout en répartissant provisoirement les investissements entre les actifs alternatifs, confiés à Isabelle Scemama, et les stratégies liquides, placées sous la responsabilité de Rob Gambi. Les nominations ne valaient alors que « jusqu'à la mise en œuvre du modèle opérationnel final ». Le 31 décembre 2025, la fusion des principales entités de BNPP AM, d'AXA IM et de BNP Paribas REIM sous une marque unique, détenue par BNP Paribas Cardif, donnait naissance à un ensemble de plus de 1 600 milliards d'euros, classé par le groupe dans le Top 3 européen.
Une architecture à trois étages
L'organigramme présenté aujourd'hui reprend les deux grands blocs esquissés à l'été 2025 et en ajoute un troisième. Isabelle Scemama, Deputy CEO, reste à la tête des Alternatives, épaulée par Deborah Shire. Cette ligne métier couvre l'immobilier, les infrastructures, le crédit alternatif et le private equity. Elle fonctionne selon un modèle intégré, associant gestion et couverture commerciale dédiée. Rob Gambi, Global Head of Investments, pilote de son côté l'ensemble des investissements liquides, de l'obligataire à la gestion actions fondamentale, en passant par les investissements diversifiés et la gestion systématique et quantitative. Cette plateforme doit notamment soutenir l'expansion de la gestion active et l'accélération dans les ETF.
Pour les stratégies liquides, en revanche, la relation client est désormais organisée séparément de la gestion. Une troisième ligne métier, confiée à Steven Billiet, regroupe la couverture commerciale de l'ensemble de ces stratégies auprès des institutionnels, des assureurs, des particuliers et des clients de gestion privée. L'objectif est de mieux coordonner les équipes commerciales entre marchés et gammes de produits, au moment où la plateforme doit distribuer les expertises désormais réunies sous une même marque.
Transformer l’échelle en croissance
Parmi les fonctions transversales qui entourent ces trois lignes, deux traduisent directement les priorités du plan 2030 présenté le 17 mars dernier. Le pôle Partenariats stratégiques, dirigé par Justyna Dajka, pilote les relations avec les assureurs partenaires. Cette clientèle est centrale pour la plateforme : à fin 2025, les fonds généraux d'AXA et de BNP Paribas Cardif représentaient environ un tiers de ses encours. Le pôle Transformation, confié à Patrick Simion, doit mobiliser l'intelligence artificielle pour accroître l'efficacité opérationnelle et développer de nouvelles capacités, notamment dans la tokenisation. Le pilotage de l'ensemble sera assuré par un Executive Board de huit membres présidé par Sandro Pierri. BNP Paribas AM a déjà nommé 200 managers et prévoit d'autres nominations dans les prochains mois.
« Grâce à cette nouvelle organisation, nous renforçons le service à nos clients et accélérons l'exécution de nos priorités stratégiques », a déclaré Sandro Pierri. Le dispositif doit également permettre de mieux exploiter la nouvelle dimension de la plateforme et la force du groupe BNP Paribas.
Objectif : doubler le résultat
Il doit désormais servir la feuille de route chiffrée du plan 2030. BNP Paribas AM vise environ 350 milliards d'euros de collecte nette cumulée, dont quelque 185 milliards dans la gestion active et les ETF et 85 milliards dans les alternatifs. Cette trajectoire est construite sur une hypothèse d'effet marché proche de zéro. Les revenus devraient progresser d'environ 4 % par an à charges stables, permettant de ramener le coefficient d'exploitation de 71 % à moins de 60 %. Le résultat avant impôt serait ainsi quasiment doublé par rapport aux 820 millions d'euros de 2025 pro forma. Le rapprochement doit également produire environ 400 millions d'euros de synergies de coûts et 150 millions de synergies de revenus d'ici 2029.
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