Entreprises / Actions / Technip Energies
Entreprises / Actions
Technip Energies
Premier changement de président chez Technip Energies / Luc Rémont fait son entrée au conseil
Pour la première fois depuis son introduction en Bourse en février 2021, issue de la scission des activités d’ingénierie et de technologies de TechnipFMC, Technip Energies va changer de président du conseil d’administration. Joseph Rinaldi, qui a occupé cette fonction depuis les origines de la société cotée, a annoncé qu’il ne solliciterait pas le renouvellement de son mandat lors de l’assemblée générale du 5 mai 2026. Il passera la main à John O’Higgins, sous réserve de l’approbation des actionnaires, après cinq années consacrées à installer les premiers équilibres de gouvernance d’un groupe alors tout juste émancipé de sa maison mère.
Le départ de Joseph Rinaldi intervient après un cycle consacré à structurer la gouvernance du groupe. Sous sa présidence, Technip Energies a pris pleinement son autonomie en tant qu’entité indépendante, le dirigeant soulignant les « années fondatrices » écoulées depuis l’introduction en Bourse et les « bases solides » posées pour la suite du développement, avec à la clé une création de valeur tangible. En Bourse, le titre a généré un rendement total supérieur à 200 % depuis son introduction, surperformant nettement les indices sectoriels.
Un profil industriel
Son successeur désigné, John O'Higgins, est un ingénieur de formation, diplômé de l'University College Dublin, de Purdue University et de l'INSEAD. Son parcours se déroule principalement dans l'industrie des équipements à haute valeur technologique. Il a dirigé Spectris, leader mondial des instruments de mesure et des logiciels industriels, de 2006 à 2018, une période de transformation significative pour ce groupe coté à Londres. Il siège actuellement aux conseils d'Elementis, de Johnson Matthey et d'Oxford Nanopore Technologies, des sociétés aux profils très différents mais qui partagent une exposition aux matériaux avancés, à la chimie de spécialité et aux technologies de rupture. Ce bagage industriel, ancré dans la précision, la complexité technologique et la gestion d'actifs immatériels à forte valeur ajoutée, n'est pas sans résonance avec la trajectoire que Technip Energies cherche à imprimer à son segment Technologie, Produits et Services, dont la montée en puissance constitue l'un des axes centraux de sa stratégie à moyen terme.
La recomposition du conseil ne se limite toutefois pas à cette succession. Le groupe propose également la nomination de Luc Rémont comme administrateur non exécutif, en remplacement de Francesco Venturini. Ancien président-directeur général d’EDF entre 2022 et 2025, passé auparavant par Schneider Electric et la banque d’investissement, Luc Rémont apporte une connaissance approfondie des grands systèmes énergétiques et des enjeux de transition. Son double ancrage, dans la finance de haut de bilan et dans les grands systèmes énergétiques industriels, enrichit un conseil qui accompagne un groupe en pleine diversification de ses marchés d'application, des infrastructures gazières à la décarbonation, en passant par les carburants durables. Dans ce contexte, la connaissance intime de l’écosystème énergétique européen qu’il a acquise à la tête d’EDF pourra s’avérer utile.
Un exercice 2025 de bonne facture
Ces nominations ont été annoncées le 26 février, à l’occasion de la publication des résultats du cinquième exercice de Technip Energies depuis son introduction en Bourse. Elles interviennent alors que le groupe continue d’afficher une trajectoire solide, portée par le GNL, la montée en puissance des activités de décarbonation et un carnet de commandes robuste. « 2025 a été une nouvelle année de succès pour Technip Energies, marquée par une exécution solide et d’excellents résultats », a résumé le directeur général Arnaud Pieton.
Sur l’exercice, le chiffre d’affaires a progressé de 5 % à 7,2 milliards d’euros, tandis que l’Ebitda récurrent a atteint 638 millions d’euros, pour une marge stable de 8,9 %. La dynamique est restée tirée par la division Livraison de projet, portée par l’avancement des grands contrats GNL, notamment au Qatar, en Oman et au Suriname. Le pôle Technologie, Produits et Services a de son côté sensiblement amélioré sa rentabilité malgré un recul des revenus lié à une moindre contribution des licences technologiques et aux effets de change. La conversion de trésorerie est demeurée élevée, supérieure à 90 % hors éléments non récurrents, et le groupe a terminé l’année avec environ un milliard d’euros de trésorerie nette après l’acquisition d’Advanced Materials & Catalysts finalisée fin décembre.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

