Private Equity / Antin Infrastructure Partners
Private Equity
Antin Infrastructure Partners
Antin fait évoluer son état-major / Des nominations pour accompagner le changement d’échelle
Antin ouvre l’année 2026 par une série de nominations au sein de son équipe dirigeante. L’annonce marque un moment de structuration dans l’organisation du groupe, alors que sa plateforme d’investissement s’est élargie ces dernières années, tant par la croissance des encours que par la diversification des stratégies et des implantations géographiques.
"Les nominations que nous annonçons aujourd’hui visent à garantir une prise de décision efficace au sein du groupe", explique Alain Rauscher, cofondateur et directeur général. Dans un environnement où les processus d’investissement se complexifient et où les portefeuilles gagnent en profondeur, la question de l’articulation entre les équipes et les instances de décision devient centrale.
La création d’un tandem de co-directeurs des investissements en est l’illustration la plus structurante. En confiant ce rôle à Stéphane Ifker et Angelika Schöchlin, tous deux déjà managing partners, Antin ne bouleverse pas son équilibre interne et valide une organisation déjà à l’œuvre. "Leur nomination en tant que co-directeurs des investissements constitue à la fois une formalisation de leurs fonctions et une reconnaissance de leur contribution remarquable, de leur leadership et de leur vision stratégique", souligne Alain Rauscher.
Le partage des responsabilités entre énergie et digital d’un côté, transport et infrastructures sociales de l’autre, reflète une répartition par pôles sectoriels. Cette organisation s’inscrit dans la continuité du développement des fonds Flagship, Mid Cap et NextGen, dont les périmètres d’intervention se sont élargis. L’enjeu consiste à mieux articuler l’origination, les décisions d’investissement et le suivi des actifs, dans une organisation désormais structurée par métiers et zones géographiques.
Un nouveau chapitre pour la plateforme américaine
La réorganisation de l’équipe américaine s’inscrit dans la même logique de clarification. La nomination de Ryan Shockley et Guillaume Friedel comme co-responsables du bureau de New York marque la fin d’un cycle, celui ouvert par Kevin Genieser lors de l’implantation d’Antin aux États-Unis. "Il a constitué une équipe aujourd’hui reconnue comme un acteur clé du secteur des infrastructures", rappelle Alain Rauscher.
Le choix d’un binôme associe deux trajectoires complémentaires. Ryan Shockley dispose d’une expérience approfondie auprès de grands investisseurs anglo-saxons de l’énergie et des infrastructures, tandis que Guillaume Friedel incarne la continuité de la plateforme et son développement progressif outre-Atlantique. Leur entrée conjointe au comité d’investissement renforce la représentation de la zone américaine au sein des instances de décision du groupe.
L’élargissement du comité d’investissement à huit membres, avec l’arrivée de Simon Söder, s’inscrit dans cette même dynamique. En intégrant le responsable de Londres, Antin formalise le poids croissant de sa plateforme européenne et renforce la dimension collégiale de sa gouvernance d’investissement, dans un marché devenu plus concurrentiel et plus sélectif.
Enfin, la prise de fonction d’Anand Jagannathan à la tête de la stratégie NextGen marque une étape pour cette activité lancée en 2021. Succédant à Nathalie Kosciusko-Morizet, il prend la responsabilité de cette plateforme positionnée sur des actifs de croissance, principalement dans des entreprises émergentes en Europe et en Amérique du Nord, ciblant les secteurs de l’énergie et de l’environnement, du digital, du transport et des infrastructures sociales. À ce jour, le fonds NextGen I compte sept investissements actifs, axés sur la durabilité et les infrastructures intelligentes, le dernier en date étant Matawan, pionnier français du ticketing cloud.
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