Levées de fonds
Levées de fonds
La French Tech conforte sa place de choix dans l’IA générative en Europe / Des levées de fonds au beau fixe en 2025 sous l'impulsion de Mistral AI
Si le bilan de montants levés par la French Tech en 2025 peut différer selon les méthodes de comptage employées, un constat reste vérifié à la lecture des différents rapports ayant été publiés à ce sujet ces derniers jours : l’intelligence artificielle (IA) a résolument occupé le devant de la scène. Selon le cabinet EY, qui a recensé 618 opérations de levées de fonds réalisées par les start-ups françaises l’année dernière, pour un total de 7,39 milliards d’euros (en baisse de 15 % en volume et de 5 % en valeur), les 24 opérations enregistrées dans l’IA générative ont représenté 2,1 milliards d’euros de ce montant.
Cette somme place la France largement en tête de l’Europe. Par exemple, en Allemagne, les 56 opérations réalisées dans le secteur auront permis aux jeunes pousses de lever 940 millions d’euros. Le Royaume-Uni, avec qui l’Hexagone était au coude à coude dans l’IA générative en 2024, a lui aussi été dépassé : 92 opérations, 1,2 milliard d’euros. Reste néanmoins à souligner que "l’effet Mistral AI" a joué son rôle. De fait, sa méga levée de fonds de septembre a représenté un montant de 1,7 milliard d’euros, dépassant à lui seul l’ensemble des fonds levés outre-Manche et outre-Rhin dans l’IA générative. Sans cette opération, le recul total des fonds levés en France en 2025 aurait même été de 26 %, plutôt que de 5 %, indique le rapport du cabinet.
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Il faut dire que l’opération représente la deuxième plus grande à avoir été réalisée l’an passé sur le Vieux continent, suivant de très près celle de la néobanque britannique Revolut (1,8 milliard d’euros). Et en matière d’IA générative, elle a survolé les autres du secteur en Europe : la deuxième est à attribuer au suédois Lovable (330 millions de dollars, soit près de 284 millions d’euros). En France, la deuxième position revient à Nabla et Gradium ex aequo (70 millions de dollars ou 60,2 millions d’euros).
Mises bout à bout, les opérations européennes dans l’IA générative de 2025 auront représenté 5,9 milliards de dollars, pour 316 opérations, contre 4,1 milliards de dollars en 2024, pour 154 opérations. De quoi conférer au continent une place de choix face à ses concurrents mondiaux, puisque la Chine a par exemple vu les financements de ses entreprises de l’IA générative se tarir à 1,5 milliard de dollars (81 opérations) contre 3,8 milliards de dollars en 2024. Avec les États-Unis, en revanche, la comparaison ne fait pas photo. "Les États-Unis font la course en tête : ils concentrent 89 % des opérations en valeur, soit 97 milliards de dollars (+ 154 % par rapport à 2024)", analyse Franck Sebag, associé chez EY spécialiste du secteur.
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