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Fonds d'investissements / GBL

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GBL acte la sortie de Sienna Gestion et du private credit / Un arbitrage cohérent avec la feuille de route

En cédant ses participations dans Sienna Gestion et Sienna Private Credit à Malakoff Humanis, GBL franchit un nouveau jalon dans son plan de désinvestissements. Une opération cohérente avec la feuille de route arrêtée fin 2024, qui traduit une discipline assumée dans l’allocation du capital et un recentrage vers les investissements privés directs.
Ian Gallienne, le président de GBL, et Johannes Huth, le directeur général
Ian Gallienne, le président de GBL, et Johannes Huth, le directeur général

Un peu moins de trois mois auront suffi pour conclure. Ouvertes début octobre, les négociations autour de la cession par le Groupe Bruxelles Lambert de ses participations dans Sienna Gestion et Sienna Private Credit ont abouti. Annoncée le 24 décembre, l’opération marque une étape supplémentaire dans la feuille de route du groupe, qui vise environ 5 milliards d’euros de désinvestissements d’ici 2027 afin de simplifier son portefeuille et de concentrer son allocation de capital.

La cession, dont le closing est attendu au premier semestre 2026, s’inscrit dans un mouvement déjà largement engagé. Depuis le lancement de ce programme, GBL a multiplié les arbitrages sur ses actifs cotés et ses investissements privés indirects. Début 2025, le holding a ainsi procédé à une cession partielle de sa participation dans SGS pour près de 800 millions d’euros, générant environ 200 millions de plus-value. Il a parallèlement engagé la monétisation de GBL Capital, son portefeuille d’actifs privés indirects, avec un objectif de cession de 1,7 milliard d’euros d’actif net réévalué à travers une douzaine d’opérations, dont une transaction structurante avec Carlyle AlpInvest annoncée en novembre. À l’automne, la vente de 19,6 millions d’actions Umicore est venue compléter ce mouvement, portant le total des produits de cessions à plus de 4 milliards d’euros, soit déjà plus de 80 % de l’objectif affiché à moyen terme.

Nouveau jalon du plan de désinvestissements de GBL, la sortie de Sienna Gestion et de Sienna Private Credit s’inscrit dans l’objectif plus large de la feuille de route : opérer un recentrage plus affirmé sur les investissements privés directs, appelés à devenir le principal moteur de création de valeur du groupe.

 

Un désengagement assumé

 

Sur le plan industriel, l’opération est significative. Les activités cédées regroupent l’essentiel de la gestion d’actifs cotés et de la dette privée de Sienna Investment Managers, soit environ 33 milliards d’euros d’encours, en croissance annuelle de plus de 20 % sur les trois dernières années. Rapporté aux quelque 40 milliards d’euros gérés par la plateforme fin 2024, le périmètre cédé représente la majorité des actifs sous gestion, hors immobilier et stratégies hybrides conservés par GBL. Le groupe se désengage ainsi d’un métier d’asset management pour compte de tiers, exposé à la pression sur les marges et aux cycles de collecte, dans un secteur de la gestion d’actifs en Europe en pleine consolidation, sous l’effet de la nécessité d’atteindre une taille critique.

Ce choix s’inscrit dans le diagnostic formulé lors de la mise à jour stratégique présentée en novembre 2024. À l’époque, la direction insistait sur le caractère prioritaire de la phase de remise à niveau de Sienna Investment Managers, avec un objectif clair de retour à l’équilibre opérationnel. La suite restait volontairement ouverte, la question de la création de valeur étant explicitement reléguée au second plan, au point que l’activité était quasi neutralisée dans la somme des parties. L’idée était de stabiliser d’abord, puis d’arbitrer. C’est chose faite.

L’opération apporte aussi une nouvelle illustration de la continuité de l’exécution sous la direction de Johannes Huth. Nommé au printemps et entré en fonctions en mai, le directeur général poursuit l’application méthodique de la feuille de route conçue sous la direction de Ian Gallienne, devenu président à cette occasion, au sein du fleuron belge des holdings familiaux contrôlé par les familles Frère et Desmarais.

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