Macro-économie / Taux / électricité / Demande mondiale / croissance
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électricité / Demande mondiale / croissance
Quand l’électricité dame le pion aux autres sources d’énergie / Sa demande a le vent en poupe
Changement de braquet pour l’électricité. Les prévisions annuelles de l’agence internationale de l’énergie (AIE), mises à jour comme de coutume durant l’été, confirment un changement de dynamique prononcé. Là où de 2015 à 2023 la croissance de la demande d’électricité n’était – en moyenne - que de 2,6 %, elle est passée à 4,4 % l’an dernier et devrait continuer à faire mieux que cette tendance historique dans les mois à venir.
Une dynamique qui est loin de provenir des quatre coins du globe, les données transmises par l’agence établissant que ce sont avant tout les économies émergentes d’Asie qui représentent la majeure partie de la hausse de la demande mondiale d’électricité. Les deux géants asiatiques que sont l’Inde et la Chine devraient à eux seuls "être à l’origine de 60 % de l’augmentation de la consommation mondiale d’électricité en 2025 et 2026". Un mouvement loin de s’estomper au vu des projections pour les deux pays ; celles-ci font état d’une progression de la demande de l’ordre de 5,7 % pour Pékin en 2026 et de 6,6 % pour New Delhi contre 5 % et 4 % cette année.
Verdissement
Un nouveau paradigme vu d’autant plus positivement par l’AIE que la première source mondiale d’électricité ne devrait plus être le charbon à compter de 2026 au plus tard, ce seraient les énergies renouvelables qui occuperaient la place laissée vacante. Tirant profit de la montée en puissance du nucléaire et de l’électricité produite à partir de gaz, l’institution argue que "les émissions de dioxyde de carbone provenant de la production d’électricité devraient actuellement stagner en 2025 et enregistrer une légère baisse en 2026".
Un argumentaire défendu par Keisuke Sadamori, directeur des marchés énergétiques et de la sécurité à l’AIE, ces derniers jours l’ayant vu affirmer que "la forte expansion des énergies renouvelables et du nucléaire transforme progressivement les marchés de l’électricité dans de nombreuses régions". Pour autant, les chantiers demeurent nombreux à l’écouter, notamment du côté des infrastructures lesquelles ne doivent pas être négligées pour permettre à la demande de croître sans heurts.
Harmoniser
Les chiffres agrégés au niveau planétaire cachent en effet des réalités bien différentes que ce soit au niveau de la croissance de la demande ou du coût de l’énergie. L’Union européenne devrait certes consentir à moins d’investissements que d’autres régions avec un appétit pour l’électricité qui ne devrait progresser que d’un seul pour cent en 2025, néanmoins les industries intensives en énergie y sont encore à la peine avec des prix bien plus élevés que dans d’autres géographies. En moyenne ceux-ci sont "deux fois plus élevés qu’aux États-Unis et nettement plus élevés qu’en Chine", à en croire l’AIE.
Une situation que la hausse de la demande d’électricité est loin de pouvoir enrayer, bien au contraire. Le salut de la compétitivité de ce secteur est plutôt à trouver dans une production plus abondante dans le futur afin de résorber cet écart avec le reste du globe.
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