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TotalEnergies subit toujours la pression des prix de l’énergie / Bénéfice en net recul malgré une dynamique industrielle solide
La déprime prolongée des prix de l’énergie continue de peser lourdement sur les performances financières de TotalEnergies. Le géant français multi-énergies a publié ce jeudi matin un résultat net ajusté part du groupe de 7,8 milliards de dollars pour le premier semestre de 2025, en repli de 21 % sur un an. L’Ebitda ajusté recule également de 11 % à 20,2 milliards de dollars, tandis que la marge brute d’autofinancement fléchit de 15 % à 13,6 milliards de dollars, solide néanmoins.
Ces contre-performances s’expliquent par la dégradation continue des marchés pétroliers et gaziers, marquée par une baisse significative du prix du Brent, qui s’est échangé en moyenne à 67,90 dollars le baril au deuxième trimestre, soit une chute de plus de 20 % sur un an. Ce recul des cours, conjugué à des marges de raffinage basses et à une demande mondiale en berne, affecte les performances de presque tous les métiers du groupe.
Un environnement de marché défavorable
Ainsi, le résultat opérationnel net ajusté de l’Exploration-Production a baissé de 15 % au premier semestre sur un an, à 4,4 milliards de dollars. Celui de Integrated LNG (gaz naturel liquéfié) reste stable à 2,3 milliards de dollars (-2 %), avec un cash-flow en progression de 7 %. Surtout, le secteur Raffinage-Chimie accuse un recul spectaculaire de 57 % de son résultat opérationnel net ajusté à 690 millions de dollars. Les marges y ont chuté de 44 %, conséquence directe d’une surcapacité mondiale persistante face à une demande atone.
L’on notera néanmoins que la compagnie anticipe un rebond saisonnier des marges au troisième trimestre, estimées au-delà de 50 dollars la tonne, soutenues par la demande estivale. Par ailleurs, selon TotalEnergies, l’environnement géopolitique instable et le ralentissement de la croissance mondiale devraient rester volatils, désormais cantonnés dans une fourchette estimée entre 60 et 70 dollars le baril, dans un contexte d’offre abondante, notamment en raison de la réintroduction de volumes par certains membres de l’OPEP +.
Le moteur industriel reste toujours performant
Malgré ce contexte morose, TotalEnergies affiche des performances industrielles solides. La production d’hydrocarbures a augmenté de 3 % à 2,53 millions de barils équivalents pétrole par jour (Mbep/j), portée par la montée en régime anticipée des projets offshore Ballymore (États-Unis) et Mero-4 (Brésil), en avance sur le calendrier initial.
La production d’électricité a connu quant à elle une forte croissance : près de 23 térawattheures générés au premier semestre, soit une hausse de 23 % par rapport à 2024. Integrated Power, métier dédié à l’électricité renouvelable, maintient d’ailleurs une dynamique financière robuste, malgré une baisse modérée de son résultat opérationnel net ajusté à 1,08 milliard de dollars (-3 %). Son cash-flow opérationnel a atteint 1,2 milliard de dollars, soutenu par une capacité installée de production renouvelable atteignant 30,2 GW fin juin, en hausse de 26 % sur un an.
La politique de retour à l’actionnaire est maintenue
En dépit de la pression sur ses résultats, TotalEnergies reste confiant sur sa capacité à atteindre son objectif de croissance en 2025. Pour preuve : le groupe a décidé de maintenir une politique de retour aux actionnaires ambitieuse. Un deuxième acompte sur dividende de 0,85 euro par action sera versé au titre de l’exercice 2025, soit une hausse de 7,6 % par rapport à 2024. En outre, la compagnie a également annoncé un programme de rachat d’actions pouvant aller jusqu’à 2 milliards de dollars au troisième trimestre.
Le groupe a également confirmé son objectif d’investissements nets compris entre 17 et 17,5 milliards de dollars, incluant un programme de cessions prévu au second semestre.
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