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La volatilité des marchés porte les activités de trading des banques américaines / Tour d’horizon de leurs résultats trimestriels
En attendant que le bal des résultats semestriels s’ouvre, en France, la semaine prochaine, ce sont pour l’heure les banques américaines qui sont au centre de l’attention des marchés financiers outre-Atlantique. Après JPMorgan et Citigroup mardi, trois autres d’entre elles ont rendu compte de leurs publications du deuxième trimestre ce mercredi.
Goldman Sachs surpasse les attentes
En révélant des revenus de 14,58 milliards de dollars, la banque dirigée par David Solomon a dépassé d’un milliard de dollars les estimations de revenus qui avaient été prédites par les analystes financiers. Son bénéfice net a de son côté grimpé de 22 %, à 3,72 milliards de dollars, soit 10,91 dollars par action, contre 9,53 dollars attendus selon LSEG.
La hausse des revenus, de 15 % sur un an, s’explique selon Goldman Sachs par la hausse significative de l’activité de sa division "Global Banking & Markets", partiellement compensée par une légère baisse du revenu net de la division "Asset & Wealth Management". Dynamisés par la volatilité déclenchée sur les marchés par la guerre commerciale de Donald Trump, les revenus liés au trading d’actions ont atteint 4,3 milliards de dollars, traduisant une hausse de 36 % sur un an. Et ont ainsi survolé de 650 millions de dollars les prévisions établies par les opérateurs de marché. Ceux tirés de la négociation de titres à revenus fixes ont de leur côté progressé de 9 % pour se fixer à 3,47 milliards de dollars.
La tendance de progression est aussi au rendez-vous du côté de l’activité de banque d’investissement de Goldman Sachs : les commissions en la matière ont grimpé de 26 % sur un an pour se fixer à 2,19 milliards de dollars, à la faveur de revenus tirés du conseil dynamiques. Seul nuage à l’horizon : la division de gestion d’actifs et de patrimoine de la banque, qui a généré 3,78 milliards de dollars de revenus, soit 3 % de moins qu’un an auparavant. "La baisse par rapport au deuxième trimestre 2024 reflète (celle), significative, des revenus nets des placements en actions et des placements en titres de créance, partiellement compensée par la hausse des commissions de gestion et autres commissions. Les revenus nets des activités de banque privée et de prêt ainsi que les commissions d’incitation ont également augmenté", précise Goldman Sachs.
Les performances de Morgan Stanley au rendez-vous
"Morgan Stanley a enregistré un nouveau trimestre solide. Six trimestres consécutifs de bénéfices stables […] reflètent des performances élevées dans différents environnements de marché", a souligné le président-directeur général de la banque, Ted Pick, à l’occasion de sa publication. La banque new-yorkaise a enregistré 16,8 milliards de dollars de revenus au titre du deuxième trimestre de 2025, contre 15 milliards de de dollars un an auparavant. Son bénéfice net s’est quant à lui apprécié de 13 %, à 3,5 milliards de dollars. Par action, cela correspond à 2,13 dollars (contre 1,82 dollar l’année précédente). Comme chez Goldman Sachs, la firme a largement profité de la hausse de ses revenus tirés de la négociation d’actions, qui ont grimpé de 23 % sur un an, pour atteindre 3,72 milliards de dollars.
Du fait du ralentissement de la conclusion des transactions de M & A, les activités de conseil ont de leur côté marqué le pas, tout comme les souscriptions de titres à revenu fixe. Celles d’actions ont en revanche accéléré. Dans l’ensemble, ce mélange de facteurs aura entraîné un recul de 5 % des revenus de Morgan Stanley tirés de la banque d’investissement, à 1,54 milliard de dollars. Enfin, l’activité de gestion de patrimoine, surveillée par les observateurs de marché, a dégagé des revenus de 7,76 milliards de dollars, soit une hausse de 14 %.
Bank of America fait grimper ses revenus nets d’intérêts
Bank of America n’a pas dérogé à la règle : la volatilité sur les marchés mondiaux provoquée par la politique commerciale de Donald Trump a largement profité à ses activités de trading. Son chiffre d’affaires de trading à revenu fixe, de devises ou de matières premières a fait un bond de 19 % sur un an, à 3,2 milliards de dollars. Celui d’actions a aussi progressé de 10 %, à 2,1 milliards de dollars.
"Le revenu net d’intérêts a augmenté pour le quatrième trimestre consécutif, reflétant huit trimestres consécutifs de croissance des dépôts et une croissance des prêts de 7 % en glissement annuel. Les consommateurs sont restés résilients, avec des dépenses et une qualité des actifs saine, et les taux d’utilisation des emprunteurs commerciaux ont augmenté", a commenté le président-directeur général de Bank of America, Brian Moynihan, à l’occasion de la publication. Ses revenus nets d’intérêts ont en effet grimpé de 7 % pour se fixer à 14,7 milliards de dollars, contre une hausse de 6,5 % anticipée par le consensus des analystes. Les commissions en banque d’investissement ont néanmoins marqué le pas, à hauteur de 9 %, pour retomber à 1,4 milliard de dollars. En tout, Bank of America a généré 26,5 milliards de dollars de revenus au titre du deuxième trimestre, soit une hausse de 4 %. Son bénéfice net de 7,1 milliards de dollars correspond à 89 centimes de dollars par action - soit de nouveau au-dessus des attentes des analystes.
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