WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Feuilleton de l'été / Maxime Laurent-Bellue / Tikehau Capital

Feuilleton de l'été
Maxime Laurent-Bellue / Tikehau Capital

exclusif Série d'été - ces jeunes leaders qui construisent la France de demain / Maxime Laurent-Bellue, directeur général adjoint de Tikehau Capital

EXCLUSIF. Maxime Laurent-Bellue occupe, depuis avril dernier, une position centrale chez Tikehau Capital, en supervisant l’ensemble des stratégies de crédit, pilier de croissance de la société de gestion d'actifs cofondée par Mathieu Chabran et Antoine Flamarion. Une promotion récompensant 18 ans de fidélité et un parcours à la fois constant et ascendant, mêlant pragmatisme et audace dans les opportunités d'investissement, à l’image de la trajectoire du groupe qu’il a rejoint comme simple stagiaire, en 2007. 
Maxime Laurent-Bellue (Tikehau Capital)
Maxime Laurent-Bellue (Tikehau Capital)

Maxime Laurent-Bellue n’est pas de ceux qui cherchent la lumière. Sa nomination, en avril dernier, en tant que directeur général adjoint de Tikehau Capital, a pourtant fait connaître (davantage) son nom chez les commentateurs du monde de la gestion d’actif.

Au sein du triumvirat, composé également d’Henri Marcoux, axé sur le corporate, et de Thomas Friedberger, tourné quant à lui vers le business development, il  incarne le versant "métier" du groupe fondé par Mathieu Chabran et Antoine Flamarion et codirige aujourd’hui l’ensemble des stratégies de crédit, le cœur du réacteur de Tikehau Capital, qui concentre à lui seul plus de 24 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Sa nomination s’accompagne toutefois d’une extension de périmètre : "Je suis plus impliqué dans des sujets de management stratégique, de gestion de nos filiales internationales et de stratégie de la firme de manière 360", explique-t-il à WanSquare.

 

Un opportunité de se différencier

 

Rien ne prédestinait pourtant ce jeune homme intéressé par les relations internationales et les questions géopolitiques, diplômé de Sciences Po, à une carrière dans la gestion d’actifs. Lorsqu’il découvre Tikehau Capital, c’est presque par hasard, via son ancien colocataire, Édouard Chatenoud, premier salarié du groupe et qui a depuis rejoint une autre société. "Ce n’était pas exactement le plan. Après mon stage, je pensais reprendre mes études. J’ai néanmoins été séduit par l’approche entrepreneuriale de Tikehau Capital, et surtout par la richesse intellectuelle d’un métier qui conjugue aspects humains, financiers, stratégiques, et compréhension des business", reconnaît-il.

Il faut dire aussi que la crise financière de 2008 fera basculer la finance mondiale. "J’ai commencé la veille d’un choc tectonique", se souvient-il. Une crise qui changera le paysage bancaire… et l’avenir de la société de gestion.  De fait, alors que les grandes banques réduisent leur exposition au risque, Tikehau Capital saisit l’opportunité pour investir là où d’autres se retirent. Ce sera la dette privée. Un marché nouveau, mais dont le groupe comprend très vite le potentiel stratégique. "Une crise majeure, mais qui s’est révélée être un catalyseur important pour se différencier", dit-il.

 

Un deal osé

 

Dès ses débuts, Maxime Laurent-Bellue s’ancre dans les équipes d’investissement, aux côtés de Mathieu Chabran notamment. En 2008, il signe son premier grand deal : le rachat de 200 millions d’euros de dettes LBO du groupe Elis. Une opération presque équivalente aux encours totaux du groupe à l’époque. "C’était énorme pour nous", se souvient-il.

Un deal qui symbolise alors tout : la capacité à détecter des opportunités là où les autres voient du risque, et à construire, dès les premiers pas, une légitimité d’acteur alternatif crédible. "C’était en plus un deal très malin avec un rendement-risque attractif", poursuit-il.

Une compréhension du marché qui deviendra la marque de fabrique de Tikehau Capital. Qu’il s’agisse du lancement des "situations spéciales" - rachat opportuniste de dettes décotées - ou du direct lending, tout est dicté du terrain. "On a vu que le marché évoluait, on a compris qu’on pouvait répondre à un besoin", explique-t-il.

 

Un encouragement à la prise d'initiatives

 

Cette philosophie de proximité, le groupe l’applique aussi dans sa stratégie d’expansion à l’international (il compte aujourd’hui 17 bureaux à travers le monde).

En 2016, et au lendemain du vote du référendum pour le Brexit, Maxime Laurent-Bellue part ainsi pour le bureau de Londres, ouvert deux ans plus tôt. Il y restera six ans responsable de l’activité de dette senior et contribuant au développement de la stratégie CLO (Collateralized Loan Obligations) de la société aux côtés de Cécile Mayer-Levi. "Ce que j’aime chez Tikehau Capital, c’est l’audace et les opportunités. On est encouragé à prendre des initiatives, à avoir des idées", glisse-t-il en souriant.

À l’heure où la dette privée attire tous les regards - y compris ceux des banques qui se positionnent désormais –, Tikehau Capital mise sur la diversité. "Nous ne sommes pas une plateforme monoproduit ", insiste Maxime Laurent Bellue. Sept stratégies coexistent aujourd’hui, du direct lending à la dette secondaire, en passant par les situations spéciales et la dette immobilière. "On construit une véritable plateforme, une boîte à outils qu’on enrichit en permanence par notre capacité à innover", assure-t-il.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article