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Finances publiques : bonnes nouvelles en provenance de l’exécution 2024 / Le déficit de la Sécurité Sociale moins élevé qu’escompté

En 2024, le déficit des régimes de base de la Sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse s’est établi à 15,3 milliards d’euros, quand il était attendu à 18,2 milliards d’euros dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Les recettes ont surpris positivement.
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La situation financière de la Sécurité sociale fut moins grave que prévue en 2024. Son déficit s’est affiché à 15,3 milliards d’euros l’an passé, soit 2,9 milliards de moins que ce que prévoyait la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2025. Cela s’explique principalement par des recettes, tant sur les revenus d’activité que des recettes fiscales, meilleures que prévues.

Jusqu’en 2023, la réduction des dépenses liées à la crise sanitaire a été un puissant facteur d’amélioration du solde des comptes sociaux. L’an passé, cet effet a bien moins joué, les dépenses liées à l’épidémie de Covid-19 ayant atteint 0,4 milliard d’euros, après 1,1 milliard d’euros en 2023 et 11,7 milliards d’euros en 2022.

"Les comptes sociaux sont en outre particulièrement marqués par le contexte inflationniste, avec dans un premier temps des recettes qui réagissent simultanément, tandis que les dépenses augmentent ensuite, conséquence des règles de revalorisation en vigueur", explique le gouvernement. Or, l’inflation s’est normalisée en 2024 en s’établissant à 1,8 % en moyenne annuelle au sens de l’indice des prix à la consommation hors tabac, après les pics de 2022 et 2023 (5,3 % et 4,8 % respectivement). Cela a tendance à dégrader les comptes l’année où le ralentissement des prix se produit, indique l’exécutif.

Alors que plus de 90 % du déficit de la Sécurité sociale est lié à la santé, le gouvernement rapporte que la situation est contrastée entre branches. Celle afférente à la vieillesse voit son déficit plus que doubler par rapport à 2023 (-5,6 milliards d’euros après -2,6 milliards d’euros), en raison du mécanisme différé de revalorisation des pensions par rapport au choc inflationniste. Le creusement du déficit de la branche maladie est quasiment du même niveau (­13,8 milliards d’euros après ­11,1 milliards d’euros en 2023), conséquence directe du dynamisme des dépenses relevant de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (montant voté par le Parlement chaque année censé représenter un plafond).

Enfin, la branche accidents du travail – maladies professionnelles voit son excédent se réduire de moitié pour atteindre +0,7 milliard d’euros. A l’inverse, la branche famille et le FSV voient leurs excédents se stabiliser à 1,1 milliard d’euros chacun, et la branche autonomie renoue avec les excédents (+1,3 milliard d’euros après ­0,6 milliard d’euros en 2023) grâce à l’apport de recettes supplémentaires de CSG en provenance de la Cades.

Auditionnée par la Commission des finances du Sénat, Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a indiqué que notamment en raison de ces données moins mauvaises qu’anticipé pour les comptes sociaux, le déficit de l’ensemble des administrations publiques pourrait finalement s’établir en-dessous de 6 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2024. L’Insee dévoilera le chiffre jeudi 27 mars au matin.

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