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Société Générale / Conseil d'administration / Olivier Klein
Deux nouveaux administrateurs proposés pour rejoindre le board de Société Générale / L’ancien dirigeant de la BRED, Olivier Klein, apportera son expertise bancaire et macroéconomique
Société Générale prépare son assemblée générale. Le conseil d’administration de la banque de La Défense, sur proposition de son comité des nominations et du gouvernement d’entreprise, a en effet arrêté plusieurs propositions qui seront soumises au vote de ses actionnaires le 20 mai prochain. Dont celles de l’arrivée de deux nouveaux administrateurs au sein de son board.
Olivier Klein sera tout d’abord proposé pour un premier mandat d’administrateur indépendant, afin qu’il apporte au conseil son expertise notoire en banque de détail et sa connaissance des enjeux macroéconomiques. Celui qui a dirigé la BRED pendant dix ans est actuellement directeur général et associé-gérant de Lazard Frères Banque (l’entité regroupant les fonctions supports à la banque d’affaires Lazard Frères et à la gestion d’actifs, Lazard Frères Gestion), en parallèle des enseignements qu'il dispense à HEC depuis 1986, en macroéconomie financière et politique monétaire. Lui-même diplômé de la grande école de commerce, mais aussi de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne en sciences économiques et de l’ENSAE, Olivier Klein est, de fait, un expert du secteur bancaire français et de ses hautes responsabilités.
Il a débuté sa carrière à la Banque Française du Commerce Extérieur (BFCE), où il a exercé les fonctions de directeur du département de conseil en gestion des risques de change et de risque de taux, avant de prendre la direction de la banque d’affaires de la BFCE, puis de devenir le directeur régional de sa banque corporate. Olivier Klein avait ensuite rejoint le Groupe Caisse d’Épargne en 1998. Il a notamment été le président du directoire de la Caisse d’Épargne Île-de-France Ouest, puis de la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes. Il sera par la suite nommé directeur général en charge de la banque commerciale et de l’assurance du groupe BPCE en 2010, poste qu’il occupera pendant deux ans avant de prendre la direction générale de la BRED en octobre 2012. Il a exercé ces fonctions jusqu'en mai 2023 et a, pendant ce temps, également été membre du conseil de surveillance du groupe BPCE et de son comité de risques (de 2019 à 2023 plus précisément). Olivier Klein est aussi administrateur de l'institut d'études économiques Rexecode depuis 2018.
Atout numérique
La nomination d’Ingrid-Helen Arnold sera également proposée pour un premier mandat d’administratrice indépendante, afin de tirer parti de son expérience dans les systèmes d’information et de transformations numériques. Cette Allemande a en effet réalisé la majeure partie de son parcours professionnel chez le géant germanique de l’édition de logiciels, SAP. Elle y a commencé sa carrière en 1996, en exerçant différentes responsabilités liées à l’innovation ou à la transformation numérique.
Elle avait été nommée directrice de l’information et des processus opérationnels, ainsi que membre adjointe du comité exécutif du groupe, en 2014 avant d’occuper la présidence de deux divisions, aux États-Unis puis en Allemagne, entre 2016 et 2021. Elle avait alors rejoint l’univers de la production de sucre en devenant la directrice du digital et de l’informatique du groupe Südzucker, où elle a aussi siégé au comité exécutif. Depuis juin 2024, elle est la directrice générale de KAKO GmbH et est aussi membre du conseil de surveillance du groupe de tourisme TUI. Elle a également siégé au conseil de surveillance du groupe Heineken de 2019 à 2023. Son arrivée et celle d’Olivier Klein sont destinées à pallier la démission de Lubomira Rochet, qui rejoindra néanmoins le comité exécutif de la banque au mois d’avril en tant que directrice générale adjointe, et le départ d’Alexandra Schaapveld, dont le troisième mandat d’administratrice indépendante arrive à échéance. Les renouvellements des mandats du directeur général d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, de l’ex-ING Bank William Connelly et de l’administrateur représentant les salariés actionnaires, Sébastien Wetter, seront aussi proposés.
Si ces propositions sont approuvées par l'assemblée générale, le conseil sera composé de cinq femmes sur douze administrateurs et de onze membres indépendants, ceux représentant les salariés retranchés des calculs. Un board présidé depuis 2015 par Lorenzo Bini Smaghi, dont le mandat arrivera à échéance en 2026. La limite d’âge pour le président du conseil d’administration avait été reportée à 74 ans lors de l’assemblée générale de 2023 (contre 70 auparavant). C'est d'ailleurs ce que BNP Paribas proposera à ses actionnaires, lors de leur prochaine assemblée générale, puisque plusieurs résolutions visant à repousser les limites d'âge de ses mandataires sociaux seront à l'ordre du jour. Chez Société Générale, cette résolution avait alors été proposée - et adoptée - afin d’élargir le champ des potentiels candidats à cette fonction. En revanche, si la banque dirigée par Slawomir Krupa n’impose pas de limite sur le nombre de mandats (ce point est encadré par les recommandations du code AFEP-MEDEF, considérant qu'un administrateur n'est plus indépendant au-delà de douze ans), il avait aussi été précisé qu’elle n'avait pas vocation à bénéficier à son président actuel, qui aura 69 ans en mai 2026, au terme de son troisième mandat d’administrateur indépendant.
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