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Le nouveau Vivendi s’installe en Bourse avec succès / Un ensemble de participations valorisé à plus de 7,1 milliards d’euros

Le nouveau Vivendi démarre sa nouvelle configuration avec un portefeuille de participations valorisé à plus de 7,1 milliards d’euros. L’action de la holding poursuivait vendredi son ascension après la publication de ses premiers résultats annuels sous ce statut, attestant de la confiance des investisseurs dans la capacité du groupe à prospérer dans cette nouvelle ère post-scission.
Arnaud de Puyfontaine, le président du directoire de Vivendi - Photo by Alain JOCARD / AFP
Arnaud de Puyfontaine, le président du directoire de Vivendi - Photo by Alain JOCARD / AFP

Vivendi amorce sa nouvelle ère boursière sous de bons auspices. Pour la première fois depuis la scission de ses principales activités, le groupe désormais recentré sur son rôle de holding a dévoilé ses résultats, confirmant l’intérêt des investisseurs pour son nouveau périmètre. Vendredi, son action progressait de 2 % environ, à 2,9 euros, portant sa hausse à plus de 50 % depuis le 16 décembre, un parcours reflétant la confiance du marché quant à sa capacité à évoluer dans sa nouvelle configuration.

Le nouveau Vivendi a conservé un portefeuille de participations stratégiques dans deux grands domaines. D’un côté, les contenus et le divertissement, avec 100 % de Gameloft, l’éditeur de jeux vidéo acquis en 2016, ainsi qu’une participation de 9,94 % dans son ancienne filiale Universal Music Group (UMG). Le groupe, toujours dirigé par Yannick Bolloré et Arnaud de Puyfontaine, reste également présent dans l’audiovisuel et les paris sportifs via Banijay.

De l’autre, Vivendi maintient des positions clés dans les médias et les télécoms. Il détient 23,75 % de TIM (ex-Telecom Italia Mobile) et 19,78 % de MediaForEurope (anciennement Mediaset), consolidant ainsi son ancrage en Italie. En Espagne, il possède 11,87 % du conglomérat médiatique Prisa et 1,04 % de Telefonica, prolongeant son influence sur le paysage européen des communications.

Ce portefeuille de participations était ainsi valorisé à plus de 7,1 milliards d’euros au 31 décembre 2024, a indiqué le groupe jeudi, bien que toutes ne pèsent pas le même poids. "Les participations dans UMG et Telecom Italia sont parmi les principaux contributeurs à la capitalisation boursière de Vivendi", soulignent les analystes de Deutsche Bank.

 

Un actif net réévalué de 4,69 euros par action

 

Dans cette nouvelle configuration de holding, l’actif net réévalué (ANR) devient désormais l’indicateur de référence, reflétant la valeur nette de l’ensemble des participations après déduction des passifs financiers. Il s’élevait à 4,83 milliards d’euros, soit 4,69 euros par action à fin 2024. Logiquement, "le nouveau mode de reporting de Vivendi se concentre sur l’ANR et les dividendes", observe le cabinet de recherche indépendant AlphaValue.

Sur ce second point, le groupe compte proposer lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires un dividende de 4 centimes d’euro par action, au titre de l’exercice 2024, un montant fortement réduit par rapport aux 25 centimes de 2023, sans surprise, "compte tenu de la nécessité du désendettement", poursuit AlphaValue.

Ajustée du prêt de 500 millions d’euros accordé à Lagardère, la dette nette de Vivendi s’élevait à 2,1 milliards d’euros à fin 2024. Avant la scission, Vivendi a mené plusieurs opérations financières, telles que des prêts et des recapitalisations, afin d’alléger les dettes des entités scindées comme Canal + et Havas, leur permettant ainsi de débuter avec une situation financière plus saine. Des mesures qui ont toutefois laissé le groupe avec un endettement plus élevé. Mais sans stress particulier.

Alors que des rumeurs ont récemment circulé sur une possible vente de Gameloft, les dirigeants du groupe ont indiqué lors de la conférence avec les analystes qu’une telle cession n’était pas prévue actuellement. Ils ont en revanche confirmé leur "intention de céder sa participation dans Telecom Italia lorsque les conditions seront favorables", rapporte Oddo BHF.

Le groupe débute par ailleurs son nouveau chapitre avec une gouvernance légèrement remaniée. Lors du conseil de surveillance présidé par Yannick Bolloré mercredi, le groupe a pris acte de la décision de Michèle Reiser, Cyrille et Sébastien Bolloré de mettre fin de manière anticipée à leur mandat, avec effet immédiat. Le conseil a également procédé à la cooptation de Laure Delahousse (indépendante) et Philippe Labro, afin de remplacer Cyrille et Sébastien Bolloré.

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