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Delisting réussi pour Esker / La pépite française confie à Bridgepoint et à General Atlantic les clés de son développement
C’est ce lundi 3 mars qu’aura lieu le closing de retrait de cote obligatoire d’Esker, au prix net de 262 euros par action. La fin d’une aventure en Bourse qui aura duré 28 ans. Le 10 février dernier, Bridgepoint et General Atlantic, via la holding Boréal Bidco, et les dirigeants actionnaires, ont en effet franchi les 90 % du capital, seuil obligatoire pour acter le retrait de la cote de la société (92,93 % exactement après 77,36 % à l’issue de la première offre publique d’achat lancée le 25 octobre dernier).
Un deal pour une valeur d’entreprise à 1,7 milliard d’euros
Un deal de taille alors que le 2 juillet 1997, premier jour de sa cotation sur Euronext Paris, le spécialiste de la dématérialisation des documents et de l’automatisation des processus des directions finance, achat et service client, avait une capitalisation boursière de 28 millions d’euros. Elle a atteint aujourd’hui, 1,7 milliard d’euros. "Nous nous réjouissons du succès de cette offre, qui marque une étape majeure dans l’histoire d’Esker. Aux côtés de Bridgepoint et de General Atlantic, nous nous donnons les moyens d’accélérer notre développement, d’innover encore davantage et de renforcer notre position de leader sur un marché en pleine expansion. Ce partenariat et le retrait de la cote de la société, s’inscrivent pleinement dans notre ambition de toujours mieux accompagner nos clients et de bâtir, ensemble, le futur d’Esker", a commenté Jean-Michel Bérard, président et fondateur d’Esker, rejoint par David Nicault, associé et responsable du secteur tech chez Bridgepoint dans un entretien à WanSquare : "le succès de cette offre reflète son attractivité et la pertinence de notre projet. Notre objectif aujourd’hui est de permettre à Esker de devenir un leader mondial de son secteur alors que certains de ses produits se classent déjà dans le top 3. Cette société est une très belle réussite et une belle histoire de la French Tech", nous confie-t-il.
A la conquête du leadership mondial
De fait, Esker a réalisé l’année dernière la meilleure année de son histoire avec un chiffre d’affaires de 205,3 millions d’euros, en croissance de 15 % à taux de change constant et en données publiées. Le chiffre d’affaires SaaS, représentant 82 % de l’activité totale, a bondi de 14 % à 167,9 millions d’euros sur l’ensemble de l’année. Pour 2025, la société anticipe une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre 13 % et 15 %. "Ce niveau d’activité associé à une maîtrise des investissements permettra à la profitabilité (marge d’exploitation) de s’établir entre 13 % et 15 % ", avait expliqué Esker lors de la présentation de ses résultats annuels.
Des ambitions que Bridgepoint veut pouvoir concrétiser. "Cela fait 5 ans que nous échangeons avec Esker. Nous sommes convaincus du potentiel de la société. Notre investissement doit lui permettre d’accélérer sa croissance et de passer à l’étape supérieure notamment en investissant dans le ‘Go to Market’ avec un travail sur le marketing et le développement des équipes commerciales pour mieux faire valoir ses produits, et en maintenant en parallèle l’innovation dans le produit et la technologie via notamment l’intelligence artificielle. Un plan qui aurait été difficile à mettre en œuvre si Esker était restée cotée en Bourse du fait de ses obligations de reportings financiers trimestriels et de la vision court-terme des marchés", souligne David Nicault.
Avec cette nouvelle opération, Bridgepoint se renforce encore davantage dans le secteur de la Tech. "Il existe beaucoup d’entreprises technologiques en forte croissance issues de fondateurs en Europe mais qui ont un potentiel mondial. Notre expérience la plus comparable à Esker est notre rachat de la société Kyriba, une solution de gestion financière, en 2019. Depuis, ses revenus software ont triplé et l’entreprise est devenue profitable", rappelle David Nicault.
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