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Un groupe de place Robustesse parti pour durer / Un exercice réussi vient couronner 20 ans d’existence
Pas question de s’arrêter en si bon chemin, la Banque de France dévoile un rapport dédié aux 20 ans du groupe de place Robustesse. Ce dernier se félicite de constater la réussite de l’exercice de gestion de crise mené l’an passé avec près de 2500 participants et près de 23 autorités financières.
Une préparation pour le moins efficace. Les travaux menés depuis des années par le groupe de place Robustesse (GPR) semblent avoir porté leurs fruits l’an passé, à en juger l’absence d’incidents ayant émaillé les festivités parisiennes. Associant secteur public et privé, le GPR a été créé en 2005 à l’initiative de la Banque de France. Cette dernière arguant qu’au-delà du "renforcement de la robustesse du secteur financier, c’est‑à‑dire de sa capacité à résister à des chocs externes", son action "se concentre sur l’amélioration de la résilience de Place". Il s’agit en somme de permettre au secteur financier "d’anticiper, de se coordonner et à rebondir après un incident majeur".
L’institut d’émission se charge, depuis près de deux décennies d’animer et de piloter ce groupe de place, comprenant notamment des établissements de crédit, la Fédération bancaire française ou autre autorités de supervisions. C’est dans ce cadre qu’elle tâche de préparer l’ensemble de la place de Paris à la gestion de crise en lien avec les huit juridictions du G7.
Succès
Axe majeur de travail ces dernières années le risque cyber a été mis à l’honneur lors d’un exercice l’an passé. Tâchant de préparer à une crise de grande ampleur et mené en partenariat avec ses partenaires internationaux, il a vu deux jours durant les acteurs du secteur se démener sur quatre fuseaux horaires pour réduire au silence la menace. La Banque de France nous a fait part du scénario déployé : il s’avère qu’il "s’articulait autour d’une campagne de déstabilisation du système financier international, orchestrée par un groupe malveillant et fondée sur le déploiement d’un maliciel de type ’wiper’ dans les systèmes d’information de nombreuses institutions financières à travers le monde ".
Cette attaque ayant été retenue en raison des réactions en chaîne qu’elle allait susciter, la partie française allant même jusqu’à ajouter une dimension multisectorielle en pimentant le scénario d’un incident ayant trait aux télécommunications ainsi que d’impacts supplémentaires sur les activités fiduciaires et monétiques des acteurs financiers. Un point que les équipes de la Banque de France souhaiteraient d’ailleurs développer, en confiant qu’elles aimeraient "aller plus loin dans l’intersectorialité " en associant les acteurs français associés aux futurs exercices. Le besoin d’un meilleur partage des informations entre partenaires internationaux est également ressorti d’un exercice dont il a été argué qu’il montrait "la maturité de la Place financière de Paris et son haut niveau de préparation".
Tous côtés
On ne se considère pas pour autant arrivé au bout du chemin, loin de là puisque les équipes de l’institut d’émission parlent d’un "programme de travail ambitieux pour les prochaines années". Emmanuelle Assouan, directrice générale de la stabilité financière et des opérations à la Banque de France et présidente du Groupe de Place Robustesse, allant dans le même sens en considérant que "c’est un effort collectif et toujours renouvelé du Groupe de Place Robustesse qui doit permettre de pérenniser cette résilience au cours des prochaines années".
Tout en saluant les quelque 2 500 professionnels du secteur financier français pour leur contribution au dernier exercice en date, la publication rappelle que la prudence doit toujours être de mise face à des risques nouveaux qui risquent de mettre à mal les mécanismes de défense traditionnels. Les sujets des prochains mois et années sont ainsi distillés comme étant l’intelligence artificielle - considérée comme une opportunité pour les attaques -, la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes ou encore l’exacerbation des tensions politiques et sociales.
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