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Emeis a atteint un point d’inflexion en 2024 / Une dynamique à confirmer pour avoir une carte à jouer dans le futur

Alors que dans les dix prochaines années, les seniors pourraient représenter 14 % de la population dans un contexte de déficit structurel du marché des maisons de retraite d’ici 2035, emeis sait qu’il a un rôle à jouer dans le futur. Et le rebond significatif de ses performances au second semestre 2024 est jugé comme un signe encourageant de la renaissance du groupe.
Laurent Guillot (emeis)
Laurent Guillot (emeis)

"En 2024, emeis a dépassé ses guidances grâce à un second semestre très encourageant qui traduit la dynamique favorable sur laquelle nous sommes engagés et le succès de son plan Refondation présentée en novembre 2022", s’est félicité le directeur général, Laurent Guillot, en introduction de la présentation des résultats du gestionnaire d’Ehpad et de cliniques. "Les fondamentaux de nos métiers sont en amélioration à la fois pour nos équipes et nos résidents. Nos équipes soignantes se stabilisent avec un taux de rotation et d’absentéisme en baisse, et confortent ainsi la qualité et la continuité des soins. Par ailleurs, le taux de satisfaction de nos résidents a atteint 93 % en 2024, soit une amélioration de près de 3 points par rapport à 2022 et notre Net Promoter Score des résidents est en hausse de 13 points sur la période ", a-t-il insisté lors d’une conférence téléphonique.

 

Le taux d’occupation s’est amélioré en France

 

De fait, le taux d’occupation, indicateur clé de la performance du groupe, a atteint en moyenne 85,8 % en 2024, en progression de 2,7 points sur un an. "Une dynamique favorable qui s’est appréciée tout au long de l’année puisque ce taux est au plus haut au quatrième trimestre à 86,2 %. De bon augure car nous attendons encore une progression en 2025 ", a souligné Jean-Marc Boursier, nouveau directeur financier d’emeis.

Et il est en hausse dans toutes les zones géographiques où le groupe est présent, de 4,1 points sur un an en Europe du Nord (et même en France, de 1,1 point), de 4 points en Europe centrale. "L’on notera cette progression en particulier dans les maisons de retraite avec un taux d’occupation qui a gagné 3 points sur l’année", a-t-il précisé.

Celui-ci, additionné à une revalorisation tarifaire et à une montée en puissance des établissements ouverts ces deux dernières années, a permis au chiffre d’affaires d’emeis d’atteindre les 5,6 milliards d’euros en 2024, un mieux de 8,4 % par rapport à l’année précédente. "En France, la croissance organique ressort à 3,9 % portée par un effet prix favorable dans les maisons de retraite. Dans le reste de l’Europe, elle est presque partout supérieure à 10 % grâce à des hausses tarifaires en Allemagne et en Autriche mais aussi par la nette progression des taux d’occupation en particulier en Espagne et en Suisse ", a détaillé le directeur financier. Par métier, la croissance est portée par les maisons de retraite à 10,8 % tandis que les cliniques progressent de 3,7 %. "L’année 2024 a connu un véritable point d’inflexion dans la trajectoire de notre performance financière", a insisté le directeur général.

 

624 millions d’euros de cessions immobilières finalisées ou sécurisées

 

Sur l’ensemble de l’exercice, l’Ebitdar (résultat opérationnel courant avant dotations nettes) devrait ressortir en hausse de plus de 6 % autour de 740 millions d’euros, soit significativement au-dessus de l’objectif visé par emeis, compris entre 710 et 730 millions d’euros et ce malgré une année marquée par un premier semestre mitigé avant un rebond au second semestre (+ 19 % par rapport aux six premiers mois de l’année). "La marge d’Ebitdar atteint ainsi 13,1 % en 2024. Certes, cela reste encore, reconnaissons-le, en dessous des niveaux normatifs attendus à moyen terme mais le second semestre affiche une marge de 14 %, ce qui illustre une dynamique favorable qui devrait se prolonger dans les semestres à venir", a assuré Jean-Marc Boursier.

Côté immobilier, une nouvelle encourageante également : à fin 2024, le volume des cessions déjà signées depuis mi-2022 s’élevait à 916 millions d’euros, soit 60 % de l’ambition du groupe (1,5 milliard d’euros de cessions prévues d’ici fin 2025) que Laurent Guillot a d’ailleurs confirmée. "Les 624 millions d’euros pour la seule année 2024 ont été finalisés ou sécurisés, a-t-il assuré, expliquant que "les équipes du groupe sont pleinement mobilisées dans un marché de l’investissement immobilier encore convalescent mais qui semble se rouvrir progressivement en particulier pour les actifs de santé". "J’en veux pour preuve que nous avons à date plus de 2 milliards de cessions éventuelles à la fois immobilières et opérationnelles qui font l’objet de discussions", a précisé Laurent Guillot.

 

Un marché malheureusement porteur

 

À fin 2024, la dette du groupe s’élevait à 4,78 milliards d’euros, pratiquement stable par rapport à fin 2023 et la trésorerie à 524 millions d’euros. "Nous sommes confiants en notre capacité à construire un groupe solide et résilient dans les années à venir. Nos marchés sont porteurs, la part des seniors de plus de 75 ans devrait croître de plus de 30 % dans les dix prochaines années, pour représenter 14 % de la population, tandis que le déficit structurel dans le marché des maisons de retraite devrait atteindre 550 000 lits d’ici 2030 et 600 000 lits d’ici 2035 sur nos cinq principaux marchés européens. Et le constat est malheureusement le même s’agissant de l’accompagnement et du soin de la santé mentale", a fait observer le directeur général.

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