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Fonds norvégien / Bourse
Le Fonds norvégien engrange plus de 200 milliards d’euros sur ses placements / La tech (encore) en vedette
Le Fonds norvégien signe une année à 338 milliards de dollars. C’est la valeur totale que le plus gros fonds souverain de la planète a prise au cours de 2024. Il représente ainsi désormais 1676,3 milliards d'euros.
L’institution chargée de recycler les revenus pétro-gaziers de la Norvège, en vue de permettre au pays de disposer de marges de manœuvre sur le plan budgétaire en cas de chute des prix des hydrocarbures ou de récession, a enregistré une entrée nette de capitaux de 34,1 milliards d’euros (ils lui ont été reversés par le gouvernement grâce à la rente liée aux hydrocarbures) tandis que la dépréciation de la couronne norvégienne face à l’ensemble des monnaies a généré une augmentation d’un peu plus de 90 milliards d’euros de la valeur de ses actifs – le Fonds est intégralement investi à l’étranger.
Plus de 60 % de la croissance de la valeur du Fonds est provenue du rendement total généré par les actifs qu’il détient. Ses placements ont généré un rendement total de 13 % en 2024 (45 points de base en dessous de son indice de référence), soit 213 milliards d’euros. "Le fonds a obtenu de très bons rendements en 2024, grâce à un marché boursier très solide. Les valeurs technologiques américaines, en particulier, se sont très bien comportées", a déclaré Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien.
Pour mémoire, l’organisme d’Oslo est investi à plus de 70 % dans les actions et à un peu plus d’un quart dans des titres à revenu fixe, le reste provenant de biens immobiliers non cotés et d’infrastructures d’énergie renouvelable non cotées.
Dans le document associé à la conférence de presse de présentation des résultats annuels, on peut constater que le rendement affiché par les valeurs technologiques, porté, entre autres, par les perspectives de croissance liées à l’intelligence artificielle et les baisses de taux d’intérêt, explique près de la moitié (46,6 %) de la performance du fonds enregistrée sur l’ensemble de ses placements en 2024. Le parcours en Bourse de la seule firme Nvidia, dont il détenait 1,31 % du capital fin 2024, a permis au Fonds d’engranger près de 25 milliards d’euros l’an passé.
À la fin 2024, les "Sept Magnifiques" que sont Microsoft, Apple, Nvidia, Alphabet, Amazon, Meta et Tesla pesaient près de 20 % du portefeuille "actions" du Fonds. La valeur totale des participations du Fonds dans les entreprises technologiques, dont sont exclues Tesla et Amazon, appartenant à la catégorie "consommation discrétionnaire", représente 335 milliards d'euros.
Du côté des obligations, un rendement de 1 % a été affiché. A noter que les trois placements obligataires les plus détenus en valeur absolue par le Fonds sont la dette publique des États-Unis (151,9 milliards d’euros), celle du Japon (23,4 milliards d’euros) et de l’Allemagne (22,7 milliards d’euros). Celle de la France arrive en septième position (8,2 milliards d’euros) devant celle de l’Italie (7,9 milliards d’euros).
L’immobilier non coté et les infrastructures renouvelables non cotées ont, eux, vu leur rendement atteindre respectivement -1 % et -10 %.
Si le Fonds a réalisé sa meilleure performance en valeur absolue en 2024, ce qui n'a rien de surprenant compte tenu de sa taille croissante, c'est loin d'être le cas en termes relatifs. En effet, il a fait mieux en 2023 (16%), 2021 (15%), 2019 (20%), 2017 (14%), 2013 (16%) et 2009 (26%).
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