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Agence France Trésor / Loi spéciale

Loi spéciale : pas de révolution pour l’Agence France Trésor / Son programme de financement pour 2025 n'est pas amendé

Lors d’un point presse organisé ce matin à Bercy, Antoine Deruennes, directeur général de l’organisme qui gère la dette et la trésorerie de l’État, a révélé que le quantum d’émissions à moyen et long termes nettes des rachats (300 milliards d’euros) annoncé à l’occasion du projet de loi de finances pour 2025 demeurait inchangé.
Antoine Deruennes, directeur général de l'Agence France Trésor  - DR
Antoine Deruennes, directeur général de l'Agence France Trésor - DR

L’absence de projet de loi de finances pour 2025 (PLF 2025) ne modifie pas les plans de l’Agence France Trésor (AFT). À l’occasion d’un point presse organisé ce matin à Bercy, l’institution en charge de gérer la dette et la trésorerie de l’État a fait savoir que le montant des émissions d’obligations à moyen et long termes (nettes des rachats) prévu initialement pour 2025 dans le cadre du PLF ne changeait pas. Une décision qui a relevé d’Antoine Armand, ministre démissionnaire de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.

Pour mémoire, ce sont 300 milliards d’euros que les "traders de la République" escomptent lever à moyen et long termes (rachats exclus) en 2025. Évidemment, le besoin de financement est susceptible d’être ajusté, si nécessaire, en fonction de la loi de finances pour 2025 qui devrait être présentée, selon toute vraisemblance, au cours du premier trimestre de l’année prochaine.

"Comme au cours des années précédentes, l’Agence France Trésor, ajustera ses émissions pour répondre à la demande et assurer la liquidité des valeurs du Trésor", a indiqué l’organisme. "Le programme prévoit notamment que les émissions d’obligations indexées, tant sur l’inflation française qu’européenne, représenteront environ 10 % des émissions nettes à moyen et long termes", a-t-il ajouté.

En 2024, le montant nominal des emprunts bruts à moyen et long termes s’est établi à 339,8 milliards d’euros répartis entre 310,4 milliards d’euros d’obligations à taux fixe et 29,4 milliards d’euros d’obligations indexées sur l’inflation.

En outre, cette année, 25 milliards d’euros de rachats ont été menés concernant des titres arrivant à échéance en 2025 et 29,8 milliards d’euros pour ce qui concerne les obligations arrivant à échéance en 2026. En procédant ainsi, l’AFT lisse le profil des émissions au cours des années.

Du côté des conditions de financement, le taux d'intérêt moyen (court, moyen et long termes réunis) est ressorti à 3,06 % en 2024, après 3,16 % en 2023 et 1,04 % en 2022.

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