Publications, Résultats / Stellantis / chiffre d'affaires / Carlos Tavares / constructeur automobile
Publications, Résultats
Stellantis / chiffre d'affaires / Carlos Tavares / constructeur automobile
Stellantis prend un nouvel avantage / Une place de gagnée sur le podium des constructeurs européens et l’électrique poursuit sa percée
Après avoir dépassé la rentabilité de Tesla au premier semestre, Stellantis a marqué un nouveau point face à son concurrent au titre du troisième trimestre. La publication du chiffre d’affaires et des ventes du constructeur automobile, ce mardi matin avant l’ouverture de la Bourse de Paris, aura été l’occasion pour lui de revendiquer désormais la deuxième place du podium européen des constructeurs. Si Volkswagen reste toujours en pole position, Tesla a été ramené la troisième place : derrière, donc, Stellantis.
Il faut en effet souligner que la dynamique commerciale du groupe dirigé par Carlos Tavares est en forme. Les ventes mondiales de véhicules électriques du groupe aux quatorze marques (Jeep, Citroën, Peugeot, Fiat, Maserati…) ont bondi de 37 % sur un an, grâce notamment à certains de ses modèles comme la Jeep Avenger et les véhicules utilitaires. Les ventes consolidées, au total, se sont ainsi appréciées de 11 % par rapport au troisième trimestre de 2022, à 1,4 million d’unités. Et de fait, le chiffre d’affaires net du groupe a lui aussi enregistré une progression. Celle-ci s’élève à 7 % sur un an, et les facturations ont atteint 45,1 milliards d’euros.
Les volumes à la hausse
Une accélération de l’activité tenant à une augmentation des volumes de vente, a souligné Stellantis. Car les prix sont restés stables, "en partie compensés par des effets de change défavorables", a rappelé le groupe. En les excluant, la progression du chiffre d’affaires net s’affiche à 14 %.
S’il ne s’agit que d’une publication de chiffre d’affaires, certaines bonnes nouvelles n’ont toutefois pas manqué de se faire remarquer par les analystes financiers. Chez Oddo BHF, on souligne par exemple des résultats supérieurs dans les régions les plus importantes et les plus rentables. "La force de l’Amérique du Sud et du Moyen-Orient et Afrique (MEA) soutient l’idée du ‘troisième moteur’ (pour se diversifier par rapport à l’Amérique du Nord et à l’Europe dans le cadre du plan stratégique)". La progression est en effet notable, puisque dans la zone MEA, les revenus nets ont grimpé de 128 % sur un an, au titre du troisième trimestre.
Des impacts chiffrés
Et le reste de l’exercice devrait être placé sous de bons auspices. Il y a bien sûr l’effet des grèves aux États-Unis, désormais cessées après qu’un accord a été trouvé avec le syndicat UAW au terme de six semaines d’arrêts de travail. Sur le chiffre d’affaires net, elles ont eu un impact négatif de trois milliards d’euros par rapport à la production prévue jusqu’à fin octobre. Sur la profitabilité, elles pourraient la pénaliser à hauteur de 750 millions d’euros.
Mais pas de quoi empêcher le groupe né de la fusion Fiat-PSA de confirmer ses objectifs annuels, soit ceux d’une marge opérationnelle ajustée à deux chiffres et d’un free cash-flow positif. "Il convient également de noter le fait que le groupe a confirmé un carnet de commandes à la fin du troisième trimestre à environ 3 mois de ventes, ce que nous considérons comme un chiffre robuste", souligne Oddo BHF. Sans surprise, le titre de la composante du CAC 40 s’affiche dans le vert depuis l’ouverture de la Bourse de Paris, en hausse de près de 3 % à la mi-séance.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

