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Kering puni dans son choix stratégique du "lifestyle"
Les résultats publiés par Kering (ex-PPR) ce matin sont un camouflet pour le virage stratégique pris par Kering, tant ses deux tête de pont, Puma et Gucci, ont délivré des performances décevantes.
Le groupe présidé par François Pinault a ainsi présenté ce matin un résultat opérationnel courant en recul de 2,3% à 1,75 milliard d'euros, en ligne avec les prévisions des analystes. Le chiffre d’affaires, lui, se maintient péniblement à 9,75 milliards d’euros, légèrement au-dessus du consensus (9,73 milliards d’euros). Mais il n'est en revanche pas parvenu à enrayer l'effondrement du bénéfice net à 50 millions d'euros, contre 1,05 milliard d'euros en 2012. Le consensus tablait sur 1,2 milliard d'euros.
Une mauvaise surprise qui s’explique notamment par une
charge exceptionnelle de 822 millions d'euros reflétant des moins-values et des dépréciations
liées à la scission de la Fnac et à la cession de Redcats. Le résultat a par
ailleurs été plombé par 361 millions d'euros de dépréciations d'actifs, dont
280 millions d'euros pour Puma. L’équipementier sportif est véritablement
l’épine dans le pied Kering. La marque de sport a vu ses ventes dégringoler de 12,6 % en 2013. Son résultat opérationnel
chute ainsi de 34% à 191,9 millions d’euros. Une très mauvaise nouvelle pour le groupe, qui a fait de son recentrage sur le "luxe et le lifestyle" le coeur de sa stratégie depuis plusieurs exercices. Les investisseurs n'ont d'ailleurs pas manqué de sanctionner le groupe puisqu'à la mi-journée, le titre cède
presque 3% à 150,4 euros.
Quant à Gucci, qui
génère 65% du résultat opérationnel du groupe, la marque florentine signe la
plus mauvaise performance du luxe à l’échelle mondiale avec une croissance de
son chiffre d’affaires limitée à 2,2% en 2013. Son résultat opérationnel ne
progresse alors que de 0,5%. La bonne nouvelle vient de Yves Saint-Laurent, dont les
ventes se sont envolées de 42% au dernier trimestre. La croissance organique de
la griffe ressort à 21,6% en 2013.
En 2014, Kering
s'apprête à finaliser - dans des conditions peu transparentes - la cession de La Redoute, qui a fortement souffert de
l'émergence du commerce électronique. Une opération qui est dans la continuité de ce repositionnement stratégique, avec dernièrement la cession de nombreux actifs parmi lesquels
les magasins Printemps et le groupe de distribution CFAO. il n'est pas certain, pour autant, que cela suffise à mettre fin au désamour des investisseurs pour le titre, qui a perdu près de 20% depuis son point haut de l'été dernier.
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