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Bain Capital a déjà levé plus de 2 milliards d’euros pour son fonds européen
Bain Capital, la mythique maison américaine de private equity où le candidat malheureux aux dernières élections présidentielles, Mitt Romney, a fait ses armes, pousse les feux en Europe. Selon Financial News, la firme aurait déjà rassemblé plus de 2 milliards d’euros pour son fonds européen, Bain Capital Europe Fund IV, après huit mois de collecte. Elle serait en voie vers un premier closing, auquel s’additionneront les 250 millions d’euros apportés par les salariés de la société de gestion. Il se rapproche de son objectif de levée de 2,5 milliards d’euros et a fixé son « hard cap » à 3,5 milliards d’euros, soit le montant qu’il avait réussi à lever en 2008. Aux Etats-Unis, les montants en jeu sont bien plus élevés puisque le groupe a finalisé la levée de son onzième fonds LBO à 7,3 milliards de dollars au mois d’avril.
Le véhicule de Bain Capital n’est cependant que le cinquième plus gros fonds en cours de collecte en Europe, selon Preqin. A l’heure actuelle, Bridgepoint détient le record, avec un véhicule de 3,5 milliards d’euros en levée.
Mais si les grands noms du private equity européen s’activent, ils sont peu nombreux à avoir déjà closé leurs véhicules, si bien que les chiffres de levées de fonds LBO sont en berne au premier semestre. Ils ont ainsi chuté de 32% à 12,5 milliards d’euros, et seules deux sociétés de gestion ont bouclé des fonds à plus d’1 milliard d’euros : TDR Capital, à 2 milliards d’euros et Permira, qui a atteint son hard cap à 5 milliards d’euros.
Présent en Europe depuis 2000, Bain Capital s’est montré très actif sur le Vieux Continent au cours des derniers mois. En France, il a emporté l’été dernier les enchères pour reprendre Maisons du Monde en LBO bis, face à Ardian (ex-Axa Private Equity) et PAI Partners, pour une valeur d’entreprise de 680 millions d’euros. Il s’est également associé à Advent International pour mettre la main sur le fournisseur danois de services de paiement Worldpay pour quelque 2 milliards d’euros, damant ainsi le pion au français Atos, qui a depuis introduit sa filiale de paiement Worldline en Bourse.
Il a par ailleurs réalisé trois autres investissements l’an passé sur le Vieux Continent : le fabricant allemand de système d’embrayage FTE Automotive, racheté à PAI Partners pour près de 500 millions d’euros, le groupe d’ingrédients alimentaires pour les saumons Ewos auprès du norvégien Cermaq, pour 1,1 milliard de dollars, mais aussi le collecteur de plasma BPL auprès du département britannique de la santé, pour 230 millions de livres.
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