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Engie et Centrica en pourparlers pour partager des actifs
Quelques jours seulement après l’annonce de son radical plan de transformation, l’énergéticien français pourrait déjà avoir trouvé un partenaire pour gérer des actifs de sa branche exploration-production. Ce lundi, La Lettre de l'Expansion annonce en effet que « les deux groupes envisagent de mettre certains actifs en commun ».
Si ces derniers se sont refusés à tout commentaire, la possibilité de céder des actifs dans le pôle exploration et production (E&P) avait bel et bien été évoquée la semaine dernière par Isabelle Kocher, directrice générale déléguée en charge des opérations d’Engie.
Cette opération permettrait donc au français d’enclencher rapidement le redéploiement de son portefeuille d’actifs, sur une branche particulièrement sinistrée par la chute des prix de l’énergie. Il ne s’agirait pourtant que d’un début : la semaine dernière, Engie avait annoncé un plan de transformation à trois ans pour « devenir le leader de la transition énergétique dans le monde », via une rotation d’actifs de 15 milliards d’euros sur l’ensemble de la période.
Un virage devenu indispensable face à la crise du secteur énergétique, qui s’illustre dans les 4,6 milliards d’euros de pertes d’Engie sur 2015, et son cours de Bourse divisé par deux en cinq ans.
Le partenariat avec Centrica participerait donc d’un premier objectif : se désengager des activités peu rentables, comme l’exploration-production, mais aussi les centrales électriques affectées par la chute des prix de l’électricité (sans compter la mise à mal des activités nucléaires depuis la catastrophe de Fukushima). Parallèlement, le groupe entend se renforcer sur des activités à moindre risque comme les actifs régulés, et à plus forte croissance comme les énergies renouvelables et les services.
Selon les dirigeants d’Engie, cette nouvelle stratégie est avant tout « une simple accélération de la stratégie précédente », annoncée en 2014. Mais depuis lors, les résultats ont continué à s’éroder, avec une baisse de 16% de l’EBITDA entre 2013 et 2015.
Tout l’enjeu sera donc de trouver des repreneurs pour les actifs mis en vente. Cinq milliards d’euros de cessions ont déjà été annoncés, concernant des activités aux Etats-Unis, en Inde et en Indonésie, mais au prix de lourdes dépréciations. Quant aux nouveaux investissements, la concurrence s’annonce plutôt rude dans les secteurs des services et des énergies renouvelables, où l’activité d’Engie est jusqu’alors restée modeste en comparaison de ses domaines historiques.
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