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La révolution en marche dans le secteur des biotechnologies
Les biotechnologies sont promises à un grand avenir selon l’avis du spécialiste Arnaud Benoist-Vidal, gérant du fond dédié aux « biotechs » de la Financière de l’Arc. Aux Etats-Unis, où le secteur est le plus développé, l’activité est entrée dans un cycle de profits sans précédent avec une hausse de 284% des profits réalisés sur cinq ans. Ce bond des profits est en ligne avec celui du marché qui s’est lui-même envolé de 265% sur cinq ans.
Les biotechnologies évoluent donc prodigieusement et ne sont plus désormais considérées comme les parents pauvres des grandes entreprises pharmaceutiques. Au contraire, elles ont obtenu des résultats concrets et leurs marges sont aujourd’hui supérieures à celles des pharmaceutiques. De plus, leurs valorisations boursières sont plus abordables que celles des pharmaceutiques : les quatre plus grandes biotechs américaines ont un PER (ratio cours sur bénéfices) de 12,55 milliards de dollars contre 17,03 milliards de dollars pour les six géants pharmaceutiques ce qui en fait des actions plus bons marchés.
Arnaud Benoist-Vidal partage le même optimisme à propos des sociétés de biotechnologies françaises. Parmi ses recommandations, on retient notamment Genfit, Cellectis, Adocia ou encore Innate Pharma. Cette dernière, par exemple, a été au cœur d’une opération jamais vu dans l’histoire des biotechnologies françaises : elle a signé en avril dernier un accord pouvant aller jusqu’à 1,275 milliard de dollars avec le groupe britannique AstraZeneca pour participer au développement et à la commercialisation du traitement contre le cancer IPH2201. Un véritable changement de dimension.
Pourtant, ces entreprises françaises cherchent généralement à être cotées aux Etats-Unis. Sur le marché européen des sociétés de biotechnologies, même si le cru 2015 est une année record en termes d’IPO, la moyenne des opérations restent faibles à 46 millions d’euros et donc insuffisante pour financer les phases trois de tests en laboratoires (tests cliniques).
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