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Air France-KLM : une délicate succession

De nombreuses personnalités contactées pour remplacer Alexandre de Juniac ont décliné. La compagnie est très compliquée à gérer dans un contexte concurrentiel très délicat et avec de piètres perspectives salariales. En outre, l'Etat actionnaire voudra avoir le dernier mot sur le nom du successeur.
Air France
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Le remplaçant d’Alexandre de Juniac devrait être très bientôt nommé. Pourquoi une telle rapidité alors que l’annonce du départ du numéro un d’Air France-KLM remonte à peine à quinze jours ? D’abord parce que la compagnie aérienne ne peut pas se permettre de rester sans véritable pilote compte tenu des prochaines échéances. Même si les annonces se sont succédées ces derniers jours, permettant à Alexandre de Juniac de partir en ayant mené à bien plusieurs négociations importantes, comme son rapprochement avec une compagnie asiatique. De même une énième proposition faite aux pilotes dans le cadre du projet de compétitivité et d’emploi est-elle en suspens jusqu’au 2 mai, soit la veille du conseil d’administration susceptible de valider la nomination d’un nouvel homme fort pour la société franco-néerlandaise. L’objectif étant de pouvoir présenter un nom à cette réunion en préalable à l’assemblée générale des actionnaires prévue le 19 mai.

Du coup, les noms des candidats possibles et contactés, fleurissent ici et là. Avec surtout un nombre important de refus. Il faut dire que la compagnie aérienne n’est pas ce que l’on peut appeler un groupe de tout repos. Entre l’incontournable besoin d’abaisser des coûts bien trop importants, des syndicats (surtout de pilotes) très difficiles à gérer, une concurrence de plus en plus redoutable, un actionnaire étatique pas évident à satisfaire et une perspective de rémunération bien inférieure à celle de l’ensemble de la profession, il n’est pas évident d’attirer la perle rare. Et ce, d’autant plus qu’elle doit satisfaire tout le monde, à commencer par l’APE et l’Elysée qui pense bien évidemment avoir le dernier mot sur la personne idoine. Le champ des possibles s’est assez ainsi nettement réduit ces dernières heures. Ne resterait plus en lice selon différentes sources que Jean-Marc Janaillac, patron de Transdev depuis 2012 et issu de la même promotion à l’ENA que celle de François Hollande. Avantage, inconvénient ? Autre figure bien connue des milieux des grandes entreprises à faire partie des favoris : Jean-François Cirelli, ex patron de Gaz de France, récemment exclu d’Engie par Gérard Mestrallet et parti chez Blackrock. L’homme est un habitué des grands groupes et reviendrait volontiers dans cet univers. Reste aussi la voie interne où Frédéric Gagey, pdg d’Air France pourrait faire la différence. Il est à noter toutefois que dès que l’Etat met son nez dans des nominations, il préfère très souvent imposer une personnalité extérieure.

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