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L'UE assez solide pour survivre au Brexit 

L'Allemagne continue à préparer l'après-Brexit. Politiques et entrepreneurs tentent d'anticiper les risques et de rassurer la population et les investisseurs.
Parlement européen - Bruxelles
Parlement européen - Bruxelles

La chancelière Merkel s'attend à une sortie effective du Royaume-Uni de l'UE, rapporte notamment le Handelsblatt. « Beaucoup de politiciens européennes espèrent en secret encore éviter le Brexit – mais pas la chancelière : elle part du principe que la Grande-Bretagne va déposer une demande de départ de l'UE », a-t-elle affirmée à la ZDF. Dans l'interview elle a par ailleurs rejeté les accusations selon lesquelles sa politique serait à l'origine de la décision britannique. Selon elle, l'UE est assez solide pour se sortir de cette situation et survivre au Brexit. La chancelière a ainsi affirmé que l'UE allait continuer à être le garant de « la paix, la prospérité et la stabilité ». Concernant Londres, elle estime que les deux parties ont « un intérêt fort » à conserver des « relations amicales et proches ». Mais elle a cependant insisté sur le fait qu'il n'y aura pas de négociations de picorage pour le Royaume-Uni.

« Dans l'oeil du cyclone du Brexit », le Frankfurter Allgemeine Zeitung plonge dans le cas de Siemens au Royaume-Uni. « L'ensemble de la direction de Siemens est en voyage à Londres afin de parler avec les hommes politiques et ses gros clients de la période post-Brexit. Le CEO Joe Kaeser a un message important dans ses bagages pour la Grande-Bretagne », prévient le FAZ. En venant sur place, note le quotidien, c'est un message fort pour un pays où le groupe emploie 14.000 personnes. « Le commerce et les activités vont être continués sur la durée, et de devraient pas être impactés par les conséquences négatives du départ des Britanniques de l'UE. « Le Brexit ne va pas atténuer nos engagements », a affirmé Joe Kaeser. Les investissements de Siemens, notamment, ne sont pas remis en cause, précise le journal.

Le Sueddeutsche Zeitung continue pour sa part à s'interroger sur qui sera le successeur de la place financière britannique. Pour le quotidien, aucun doute : « Francfort est le meilleur Londres ». Le président du Land de Hessen, Volker Bouffier, prône même une fusion rapide des places boursières : « les entreprises ne vont pas attendre deux ans », souligne-t-il.

Soulagement en Allemagne, où l'inflation préoccupe toujours beaucoup les médias : cette dernière repart légèrement à la hausse. « Les pommes de terre, les services et les prix de l'énergie plus si bon marché font réaugmenter le taux d'inflation en Allemagne en juin », rapporte ainsi le Handelsblatt. Le journal précise que l'inflation était en moyenne de 0,3% le mois dernier, selon les chiffres du Statistische Bundesamt. C'est le plus haut niveau depuis mars. L'alimentation a augmenté de 0,1%, avec des pics, notamment pour les pommes de terre (19,1%) et les légumes (4,6%). A l'inverse, certains produits sont en recul par rapport à l'an dernier, comme les produits laitiers. Le coût de l'énergie reste encore bien moins élevé qu'en juin 2015, entre 6 et 19% de moins suivant les produits.

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