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Les stress tests bancaires risquent d'être trop sévères
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble s'inquiète de" perdre les pouvoirs de décision de l'Allemagne au sein du conseil des gouverneurs de la BCE", prévient le Frankfurter Allgemeine Zeitung, à propos du principe de rotation instauré pour limiter le nombre de votants. « Le président de la Bundesbank Weidmann va devoir bientôt passer son tour pour certains votes de la BCE. Le ministre des Finances Schäuble ne veut rien changer. Il a peur des idées violentes ». Le FAZ explique : "le gouvernement allemand craint de nouveaux débats sur les missions de la Banque centrale européenne. Il ne veut donc pour cela pas se positionner pour un droit de vote permanent de la Bundesbank au sein du conseil de la BCE. Pourtant, avec l'entrée prévue de la Lituanie dans l'Union monétaire, début 2015, le président de la Bundesbank Jens Weidmann va devoir renoncer tous les cinq mois à son vote. La rotation est 'le résultat d'un difficile processus de négociations, explique-t-on au ministère des Finances".
Pendant ce temps-là, le chef de la Banque centrale autrichienne, Ewald Nowotny, explique au Sueddeutsche Zeitung, dans une interview, que « les stress-test pour les banques menacent d'être 'trop durs' ». « Le test va être très strict, peut-être même trop strict », affirme-t-il. « Ma crainte est que la BCE, dans l'ambition de faire quelque chose de particulièrement bien, aille très loin, bien au-delà de ce qu'ont fait les Etats-Unis. Cela pourrait conduire à des exagérations ». Dans la même interview, le SZ explique que : « Nowotny défend les taux d'intérêt faibles et apaise les épargnants. Les effets négatifs des taux faibles sur l'épargne seraient surestimés selon lui : 'Les gens sont assis sur une illusion. Ils recevaient certes, avant, des intérêts plus élevés, mais l'inflation était beaucoup plus haute.' »
Pour sa part, Jens Weidmann, président de la Bundesbank s'est de nouveau exprimé dans la presse ce week-end, cette fois-ci pour affirmer son opposition à « l'euro faible ». « Si l'Euro perd de la valeur par rapport au dollar, les exportations européennes devraient exploser. Mais le choix des pays du sud de l'Europe n'est pas entendu par le siège de la Bundesbank à Francfort », explique le Handelsblatt. « La compétitivité ne se gagne pas grâce à une dévaluation, elle se conçoit dans les entreprises, par des produits attractifs, qui font leurs preuves sur les marchés », a-t-il déclaré au magazine Focus. « Une économie forte peut aussi supporter une monnaie forte », a-t-il ajouté. « Par ailleurs, les banques centrales des autres pays ne resteraient pas inactives et essaieraient également d'affaiblir aussi de la même façon leurs propres monnaies, argumente-t-il. Cela pourrait conduire à une spirale de dévaluations, qui ne connaîtrait que des perdants », rapporte le Handelsblatt.
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