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SNCF, "l'épreuve de force" pour Emmanuel Macron

La presse allemande observe à distance la politique du Président français à l'égard de la SNCF. Elle salue son courage et se félicite de la volonté d'ouvrir le marché ferroviaire à la concurrence.
Emmanuel Macron
Emmanuel Macron

« Le Président français Emmanuel Macron fait face à son épreuve de force la plus difficile jusqu'à présent avec les syndicats », prévient la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Pour Die Welt, il « risque la crise étatique ». En effet, le journal compare les projets du Président actuel avec les tentatives de réforme du système des retraites d'Alain Juppé, en 1995, qui s'était soldées par son départ. « Pour Macron, il y a beaucoup en jeu », précise l'hebdomadaire.

Le Handelsblatt observe également « cette épreuve de force » et ce « défi » pour le Président Macron, alors que les « syndicats préparent déjà les grèves » mais se félicite de voir que le modèle de cette réforme est l'Allemagne. La Sueddeutsche Zeitung décrit les avantages des cheminots français, notant que « cela pèse sur les contribuables français. Car ils doivent aider à supporter la montagne de dettes de la compagnie ferroviaire, qui atteint 50 milliards d'euros. » Mais le quotidien ajoute : « Les privilèges ne sont pas seulement inégaux envers les autres Français. Ils ont aussi empêché que la France ne s'ouvre au transport ferroviaire européen ». La SZ souligne que la SNCF s'est implantée à l'étranger, mais que l'Etat français l'a toujours protégée sur son propre territoire - car elle n'était pas compétitive. La réforme voulue par Emmanuel Macron serait donc « l'espoir » qu'au final, « le marché intérieur de l'UE puisse vraiment marcher ».

Plus globalement, le Handelsblatt note que « Macron poursuit ses réformes à la vitesse de l'éclair ». « Avec les réformes du travail et de la fiscalité, le Président a pris un départ rapide en 2017. Maintenant, il veut accélérer le rythme cette année ». Le quotidien économique et financier souligne cependant que ces décisions coûtent cher au Président, « passé sous la barre des 50% de popularité ».

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