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L'étau se resserre autour de Michel Combes

Le Haut Comité de gouvernement d'entreprise vient de rendre son avis sur le parachute doré de l'ex dirigeant d'Alcatel-Lucent. Officieusement, les commentaires seraient peu amènes. Le conseil de l'entreprise en phase de rapprochement avec Nokia indique qu'il se réunira "dans les meilleurs délais" pour étudier la question.
Michel Combes
Michel Combes

L’étau se resserre autour de Michel Combes et son parachute doré. Après le Medef, le ministre de l’économie, Emmanuel Macron et l’AMF, c’est au tour du Haut Comité du gouvernement d’entreprise, organe chargé de surveiller les bonnes pratiques des entreprises au regard du code édicté par l’Afep-Medef, de faire des remarques acerbes sur les rémunérations que devrait toucher l’ancien patron d’Alcatel-Lucent. Si l’organe ne veut pas donner d’indications officielles sur ses commentaires, plusieurs sources officieuses confirment qu’ils sont très critiques à l’encontre des modalités retenues. Pose particulièrement problème la clause de non concurrence, au nom de laquelle Michel Combes pourrait toucher plus de 4 millions d’euros. Dans un communiqué, le groupe en phase de rapprochement avec Nokia a immédiatement répondu : « Alcatel-Lucent confirme que, dès réception, le conseil d’administration examinera avec attention l’avis du Haut Comité de Gouvernement d’entreprise. Le Conseil se réunira dans les meilleurs délais pour prendre sa décision en fonction de cet avis, des intérêts de l’entreprise et de ses parties-prenantes françaises et internationales. Il rappelle la nécessité que cette décision se prenne en toute sérénité ».

A voir maintenant ce que peut décider le conseil d’administration. Rappelons que celui-ci a voté l’attribution d’actions à son ancien patron et qu’il semble difficile de revenir sur une telle décision. En revanche, il est peut-être envisageable de revenir sur la « prime » de non concurrence susceptible d’être entachée d’irrégularités. Dans les milieux financiers, les commentaires sont peu amènes vis-à-vis de Michel Combes qui, pourtant, de l’avis de tous avait fait un parcours sans faute durant son mandat à la tête de l’ancien fleuron français. Ce qui choque le plus les professionnels est son départ de la société avant même que l’opération de rapprochement avec Nokia ne soit définitivement inscrite dans le marbre. Situation qui n’est d’ailleurs sûrement pas pour plaire à Patrick Drahi, le nouvel employeur de Michel Combes, soucieux de se construire une image d’entrepreneur irréprochable.

Ces remous sont-ils de nature à remettre en question la transaction avec Nokia ? Absolument pas rétorque l’un des banquiers conseils de l’opération pour qui ce projet de fusion franco-finlandais ira jusqu’à son terme. Ne serait-ce qu’en raison de son intérêt stratégique.

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