Régulation / Concurrence / Régulation / Du côté des décideurs
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Il y aura bien un commissaire européen britannique
Alors que le Brexit est sur toutes les lèvres et que l’avenir de la Grande-Bretagne en Europe est suspendue au bon vouloir de la Premier ministre britannique, Theresa May, le Parlement européen auditionnait hier Julian King, pour sa nomination au poste de commissaire européen à la sécurité. Entendu durant trois longues heures, afin de juger de la pertinence du britannique à ce poste stratégique, la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures (Libé) du Parlement européen a finalement donné son feu vert ce matin. Sa nomination doit désormais être entérinée, d’abord par les eurodéputés réunis en séance plénière jeudi, puis par l’ensemble des Etats membres.
Le président de la commission Libé, le travailliste britannique Claude Moraes, a expliqué que « l'évaluation a strictement porté sur sa capacité à faire le job, sur sa compétence, son engagement, sa clarté, sa détermination à agir comme le gardien des traités, dans l'intérêt de l'Union européenne. Il y a eu un consensus pour considérer que ce serait le cas », le tout indépendamment du contexte actuel des relations entre l’Europe et la Grande-Bretagne. De son coté, Julian King a affirmé au début de son audition, ne vouloir défendre que les intérêts de l’Union Européenne et non ceux de la Grande-Bretagne. « Si je suis confirmé, je mettrai tout en œuvre pour servir l’intérêt général européen et uniquement l’intérêt général européen» a-t-il insisté.
Le poste de commissaire européen à la sécurité a été créé après les attentats de mars dernier à Bruxelles, l’objectif étant d’accroître la coopération entre les Etats membres dans ce domaine. Aussi, il sera en charge des dossiers concernant la cybercriminalité, le financement des entreprises criminelles, la mise en réseaux des informations, l’échange des données des passagers aériens ou bien encore l’avenir d’Europol. Autant de sujets sur lesquels Julian King s'est dit se sentir à la hauteur et a rappelé la nécessité de travailler dans le cadre des traités et du respect des droits fondamentaux.
« Certains pourraient s’interroger sur le bien-fondé d’un commissaire européen proposé par un Etat membre qui a voté en faveur de son départ de l’Union » a-t-il souligné, mais son expérience de diplomate lui apporte, selon lui « une réelle valeur ajoutée », qui vient notamment de son expérience de terrain en Irlande du Nord. Nommé en février dernier ambassadeur du Royaume-Uni en France, il a été formé à Oxford puis à l’Ena et a occupé plusieurs sièges dans des instances européennes à Bruxelles. Il a été désigné par l'ex-Premier ministre britannique, David Cameron pour remplacer Jonathan Hill, commissaire chargé des services financiers qui a démissionné après le référendum britannique.
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