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SCOR pulvérise toutes les espérances

Le groupe de réassurance dirigé par Denis Kessler a réalisé une année 2015 record qui va se traduire par un renforcement de la solidité financière et un meilleur rendement pour les actionnaires.
Denis Kessler - pdg Scor
Denis Kessler - pdg Scor

Les abonnés de WanSquare qui lisent régulièrement ces décryptages ne seront pas étonnés d’apprendre que le groupe Scor a pulvérisé toutes les estimations des analystes au cours de l’exercice écoulé. Cela était déjà le cas à la fin du premier trimestre comme à l’issue des trois premiers trimestres. Non seulement les primes brutes émises atteignent 13,4 milliards d’euros, en hausse de 18,6 % à taux de change courants par rapport à 2014, mais le résultat net du Groupe s'élève à 642 millions d’euros ce qui correspond à une hausse de 25,4 % par rapport à 2014. Un chiffre à faire pâlir d’envie toute la concurrence.

Ces bons résultats résultent de la combinaison d’une forte hausse des primes souscrites et d’une rentabilité technique très élevée avec un ratio combiné net de 91,1 %. Tout cela, dans un environnement marqué par une faible sinistralité en matière de catastrophes naturelles, mais par un nombre anormalement élevé de grands sinistres industriels.

Ces comptes hauts en couleur permettent au groupe d’améliorer une fois encore sa solidité financière et sa solvabilité. Puisque les fonds propres augmentent de 11,1 % en 2015. Si bien que l'actif net comptable par action s'élevait au 31 décembre 2015 à un peu plus de 34 euros par titre, contre 30,60 au 31 décembre 2014. Un chiffre à mettre en regard d’un cours de bourse revenu à 31 euros. Ce qui signifie que le marché comptabilise pour zéro le fonds de commerce de Scor, son savoir-faire et sa capacité à créer de la valeur pour les actionnaires.

Car le groupe va proposer aux actionnaires, à l’occasion de la prochaine assemblée générale, le versement d’un dividende de 1,5 euro, contre 1,4 euro auparavant. Ce qui correspond à un taux de distribution de 43 et à un rendement net de 5 %. Il reste que depuis le début de l’année, le titre a perdu une partie de son éclat dans le sillage de la crise boursière. Mais Denis Kessler reste serein sur la capacité du groupe à faire face aux aléas économiques et financiers de cette année. C’est plutôt rassurant de la part d’un réassureur.


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