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Actualité des sociétés / Banque-assurance

Début d'année très prometteur pour BNP Paribas

La banque dirigée par Jean-Laurent Bonnafé a profité d'un contexte à nouveau favorable pour les opérations de marchés, ses métiers spécialisés tels que le crédit à la consommation et la banque de détail à l'international. La France pose toujours problème mais se voit diluée dans un environnement global beaucoup plus positif.
BNP Paribas
BNP Paribas

La reprise de l’économie mondiale ne profite pas seulement aux secteurs industriels et de services : BNP Paribas a publié ce matin de très bons résultats trimestriels, en dépit d’un contexte français toujours aussi pénalisant et de frais de gestion en assez forte hausse. La banque a bénéficié, surtout de conditions de marché bien plus favorables que l’an passé à pareille période et d’une réelle reprise des activités de sa division CIB. Du coup, le groupe dirigé par Jean-Laurent Bonnafé a fait mieux que prévu ces trois premiers mois avec un bénéfice net en progression de 4,4% à 1,89 milliard d’euros pour un PNB (produit net bancaire) en croissance de 4,2% à 11,3 milliards.

Ce sont essentiellement les pôles opérationnels qui ont brillé en ce début d’année : le résultat d’exploitation de cette division bondit ainsi de 26,4% sur la période (+5,1% au niveau du groupe) alors que le bénéfice avant impôt gagne 25,1% ici encore contre +4,4% au global. De quoi rassurer la direction sur les chantiers entrepris ces derniers mois pour aborder le virage de la transition digitale, au moment même où la banque de détail en France mais aussi en Belgique et en Italie pâtit toujours d’un contexte de taux durablement faible. Il est d’ailleurs intéressant de noter que sur le trimestre les deux pôles ayant le plus contribué aux résultats sont ceux du crédit à la consommation et la banque de détail à l’international.

Si l’environnement économique mondial s’améliore, la banque insiste toutefois sur l’inflation des taxes et des contributions obligatoires aux mécanismes de sauvetage bancaire en Europe, largement à l’origine de la hausse de 6,5% (à 8,12 milliards d’euros) des frais de gestion sur le trimestre. Cette tendance provient, certes, aussi des coûts de modernisation de ses métiers (pour 90 millions d’euros) dont "le montant est encore limité ce trimestre du fait du lancement progressif des programmes", a d’ailleurs précisé BNP Paribas. La banque a dévoilé début février les contours d'un nouveau plan stratégique visant à investir dans le numérique et déboucher sur des économies récurrentes de 2,7 milliards d'euros par an à partir de 2020. Dans l'ensemble, ces résultats "permettent de démarrer le plan 2020 dans de bonnes conditions", estime Jean-Laurent Bonnafé.

Paradoxalement, ces bonnes nouvelles profitent davantage aux concurrents de BNP Paribas qu’au principal intéressé. Société Générale et Crédit Agricole dominent ainsi le CAC 40 ce matin (avec une hausse respective de 1,1% et 0,7%) quand l’action de la banque au logo vert s’adjuge un plus modeste 0,3%. Cette dernière gagne presque 10% depuis le 1er janvier, comme Société Générale tandis que Crédit Agricole s’envole de 18% sur la même période, quand l’indice phare parisien affiche un gain de 8,8%. Après le rallye de la fin 2016, les banques continuent manifestement sur leur lancée à la faveur de bonnes nouvelles opérationnelles et stratégiques.

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