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Professions financières / Corporate finance

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Le fonds de capital investissement R Capital quitte la galaxie Rothschild

R Capital prend son indépendance du groupe Rothschild et se rebaptise Keensight Capital. L'investisseur cible des sociétés en forte croissance, rentables et positionnées sur des secteurs spécifiques. Il peut se flatter d'un rendement brut de 40%.
R Capital prend son envol. L'équipe du fonds jusque-là ultra discrète a été mise en lumière lors de l'introduction en bourse sur le Nasdaq de LDR, pépite française des implants rachidiens. La medtech française a en effet réussi à lever 86 millions de dollars en octobre. Un exemple de ce que sait faire R Capital, qui a vu le chiffre d'affaires de son portefeuille croître de 24% par an depuis 2009. La marge d'Ebitda moyenne de ces entreprises atteint 26%. Des chiffres que pourraient jalouser de nombreux professionnels du capital investissement... Or, Rothschild laisse désormais voler cette entité de ses propres ailes, qui devient indépendante sous le nom de Keensight Capital. Cette activité de " growth equity " a été créée chez Rothschild par Jean-Michel Beghin, Jérôme Pujol et Pierre Rémy il y a une dizaine d'années. A côté des équipes stars du M&A et des branches d'investissement groupées sous le label Five Arrows (private equity, investissement en secondaire, dette privée), R Capital était la seule structure dotée d'une large indépendance. Donc quand Rothschild a demandé aux dirigeants de choisir entre la détention à 100% par le groupe ou leur départ, la décision a été rapide pour ces investisseurs au profil opérationnel et entrepreneurial. Forts d'un modèle éprouvé grâce à la sélection de 35 entreprises, dont 25 ont déjà été cédées, ils peuvent regarder sereinement leur avenir en mettant en avant un rendement brut de 40%. La stratégie de Keensight consiste à cibler des entreprises non cotées, en forte croissance, dotées d'une rentabilité solide, le tout avec une structure d'investissement souple calquée sur les besoins des dirigeants : minoritaire ou majoritaire, avec ou sans levier d'endettement. Les partners ont choisi de se concentrer sur des niches de secteurs qui leur sont très familiers, et qui ont pour constante une forte innovation, dans les medias et internet, les technologies de l'information, la santé, l'énergie et les services. Les sociétés éligibles réalisent un chiffre d'affaires entre 10 et 150 millions d'euros et sont principalement européennes. Dans le portefeuille de Keensight, se trouve entre autres CCM Benchmark, éditeur de l'Internaute, du Journal du Net ou de Copains d'avant, ainsi que le spécialiste du cloud Oodrive. Côté sorties se distinguent le web-imprimeur Vistaprint ou encore l'américain Paradigm (logiciel d'exploration d'hydrocarbures) dont la participation a été cédée à Apax Partners (Etats-Unis) et JMI Equity, valorisant l'entreprise 1 milliard de dollars en 2011. La séparation du groupe Rothschild ne va pas in fine changer le quotidien de l'équipe, qui continuera à gérer ses lignes. En revanche, elle commencera en 2014 sa première levée de fonds hors du giron du groupe, qui devrait toutefois réinvestir. Car il ne faut pas se quitter fâchés.
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