Entreprises / Actions / Actualité des sociétés
Entreprises / Actions
Actualité des sociétés
Nouveau profit warning pour EDF
Après avoir déjà averti il y a quelques semaines que ses performances 2017 ne seraient pas en phase avec les anticipations annoncées en début d’année, EDF réitère ce lundi en révisant à la baisse ses prétentions de rentabilité pour l’exercice 2018. Il précise aujourd’hui que ces nouvelles anticipations tiennent compte de plusieurs évolutions défavorables, parmi lesquelles une baisse de la consommation d'électricité en France et une moindre disponibilité de son parc nucléaire en début d'année. Il table désormais pour le prochain exercice sur un Ebitda compris entre 14,6 et 15,3 milliards d'euros, contre 15,2 milliards minimum précédemment. Il vise en parallèle un flux de trésorerie "légèrement positif ou proche de l'équilibre" (hors projet du compteur "intelligent" Linky, cessions d'actifs et acompte sur dividende notamment), alors que cet indicateur était attendu "supérieur ou égal à zéro". Et pour ne rien arranger, l’électricien prévient d'une moindre disponibilité de certaines tranches nucléaires au début de 2018 et d’une baisse de la rémunération de la capacité au Royaume-Uni.
Côté investissements toutefois, le groupe dirigé par Jean-Bernard Lévy est synchrone avec les différents projets annoncés. Ceux-ci devraient être proches de 11 milliards d'euros en 2018 (contre 10,5 milliards prévus précédemment), un chiffre qui inclut une accélération dans les énergies renouvelables et des investissements nécessaires dans le parc nucléaire français et le réseau de distribution. A l’inverse, le plan de cessions de 10 milliards, prévu pour la fin 2020, devrait être achevé en quasi-totalité fin 2018.
Ces annonces n’ont guère plu à la communauté financière, qui se méfiait déjà de la capacité de l’électricien à relever les lourds défis qui l’attendent. Si certains cabinets d’analyse étaient prêts à relever leurs guidances pour cette année et l’an prochain, ces derniers jours, tout le monde est obligé de refaire ses calculs. Et de prendre en compte de nouvelles difficultés comme celles de la fermeture de certaines centrales sous l’injonction des organes de tutelle. D’où la chute de près de 10% de l’action à la Bourse de Paris. Celle-ci gagne encore 25% depuis le début de l’année, certains investisseurs ayant voulu jouer le thème de la recovery après plusieurs années de descente aux enfers, et estimant que le soutien indéfectible de l’Etat s’inscrivait comme une garantie. Sur 3 ans, la valeur lâche encore près de 50% et 21% sur cinq ans.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

