Entreprises / Actions / Actualité des sociétés
Entreprises / Actions
Actualité des sociétés
Korian est prêt pour de nouvelles acquisitions
Le marché de la « silver economy » a de très beaux jours devant lui, déclarent quasiment à l’unisson les analystes financiers. Ce n’est pas Korian qui dira le contraire. Le groupe de cliniques et de services pour personnes âgées vient de doubler de taille après le rachat, l’an passé, de son concurrent Medica et voit l’avenir avec sérénité. D’abord parce que grâce à ses dernières acquisitions, il a réussi à étendre son spectre en étant également présent en Allemagne, en Italie et en Belgique. S’il réalise aujourd’hui 50% de son chiffre d’affaires en France, Yann Coleou entend bien accroître la part réalisée hors de nos frontières. Pour cela, il envisage de saisir de nouvelles opportunités de croissance aussi bien dans les trois pays frontaliers mais aussi sur d’autres zones. Pourquoi pas le Canada ou la Chine, pays très demandeurs de solutions pour prendre en charge les personnes âgées.
Les groupes de cliniques ont toujours bâti leur croissance par acquisitions et opérations de consolidation. C’est le cas de Medidep qui s’est rapproché de Suren pour devenir Korian. C’est le cas aussi d’autres groupes qui, comme Générale de Santé ou Orpea ont construit leur développement en mettant la main sur de petits groupes de cliniques. Il faut dire qu’en France, comme dans les autres pays européens, le marché des cliniques est très fragmenté. Pour preuve : avec 57500 lits, 600 établissements et 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, Korian n’est à la tête que de 2 à 3% de part de marché sur l’Hexagone.
Mais Yann Coleou n’est pas prêt à grossir à n’importe quel prix. En France, tout projet de croissance est compromis par des niveaux de prix bien trop élevés à ses yeux. Les vendeurs réclament en effet plus de 10 fois l’Ebitda quand il ne veut pas mettre plus de 7 fois. C’est ce qu’il vient de démontrer lors de ses dernières opérations. En Allemagne, comme en Belgique, il a proposé entre 5 et 7 fois l’Ebitda. Raison pour laquelle il pense davantage faire ses emplettes en Allemagne ou en Belgique, deux pays qui créent encore beaucoup de maisons de retraite (+200 en 2014 en Allemagne). Pour cela, il dispose d’une trésorerie de 600 millions d’euros alors que son endettement représente moins de 4 fois son Ebitda.
Depuis le début de l’année, le titre Korian fait du surplace après avoir, certes, triplé en trois ans. A ce niveau, il a quasiment retrouvé ses niveaux historiquement hauts de 2006 atteints au moment du rapprochement de Suren avec Medidep. L’instigateur de ce rapprochement, Charles Ruggieri via son holding Batipart, ne possède plus que 7,2% du capital, après avoir été dilué à l’occasion de plusieurs opérations financières. C’est maintenant Predica, la filiale du Crédit Agricole, le premier actionnaire avec 24% alors que le groupe Covea-Maaf en possède 12,7%.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

