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Vallourec retrouve le sourire sur le 3eme trimestre
Les trimestres se suivent et ne se ressemblent pas chez Vallourec qui, après avoir passé de longs mois à subir de plein fouet la baisse des cours du pétrole, profite aujourd’hui d’une belle reprise sur ses marchés à l’export. Du coup, la firme de tubes sans soudure annonce ce soir un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de…43,1% à changes constants à 964 millions d’euros. Elle a surtout profité d’une nette amélioration des commandes et des prix aux Etats-Unis dans le pétrole et le gaz alors que dans la zone EMEA, l’activité des compagnies pétrolières nationales est restée soutenue, et celles des compagnies pétrolières internationales ont commencé à approuver de nouveaux projets.
Ce regain de dynamisme s’est logiquement répercuté sur la rentabilité : le résultat brut d’exploitation s’est ainsi inscrit dans le vert à hauteur de 9 millions d’euros contre une perte de 52 millions un an plus tôt à pareille période. Sur les neuf premiers mois de l’année, le RBE reste encore dans le rouge à hauteur de 9 millions mais à comparer à -156 millions en 2016. Vallourec met également en avant d’autres facteurs pour expliquer ce redressement, comme l’impact des efforts d’économies, le changement de périmètre lié au plan de transformation et l’évolution favorable des provisions.
Seul bémol : la dette nette du groupe ne se réduit pas, au contraire : au 30 septembre, elle atteignait 1,64 milliard d’euros contre 1,28 milliard à fin septembre 2016. La firme dirigée par Philippe Crouzet a toutefois amélioré son profil de liquidité le mois dernier en levant 800 millions d’euros sur les marchés obligataires et des obligations convertibles.
Et fort de ces performances, l’entreprise revoit à la hausse ses perspectives de résultats 2017 n’anticipant plus désormais qu’un RBE en perte de 10 à 30 millions d’euros contre -219 millions en 2016. De quoi rassurer les investisseurs sur la capacité du groupe à se reprendre dans un contexte de redressement (certes volatile mais certain) des prix de l’or noir et des commandes. Et ce, alors que le plan de transformation prévoit encore d’autres sources d’économies et que les deux redéploiements orchestrés en Chine et au Brésil devraient porter leurs fruits.
Il est clair que la très grosse restructuration financière organisée l’an passé avec le soutien de Bpifrance et de Nippon Steel a permis à Vallourec de sortir la tête de l’eau et de se redéployer efficacement. Aujourd’hui la firme française réussit à regagner des parts de marché sur ses principaux marchés et profite du dynamisme de la zone nord-américaine. Elle a toutefois au-dessus de sa tête les mêmes épées de Damoclès : à savoir celle des prix de l’or noir et l’évolution des changes. Cette incertitude pousse toujours les investisseurs à bouder la valeur, sans pour autant l’envoyer au tapis, comme ils le font avec CGG. L’action Vallourec perd quand même 22% depuis le début de l’année et….72% sur 3 ans. A voir si ces très bonnes performances trimestrielles et cette révision à la hausse des guidances annuelles vont leur donner envie de se repositionner sur le titre.
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