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Accor: Sébastien Bazin concrétise enfin son rêve

Le patron du groupe hôtelier est enfin sur le point d'ouvrir le capital de la filiale regroupant tous ses actifs immobiliers. Plusieurs investisseurs français et internationaux "de premier plan" ont fait acte d'intentions détaillées et la conclusion d'un accord est proche. Il pourra ainsi saisir des opportunités d'investissements indispensables pour mieux affronter une concurrence toujours plus redoutable.
Sébastien Bazin - Accor
Sébastien Bazin - Accor

Ce que Sébastien Bazin rêvait de faire depuis des années est en train de se concrétiser : il va enfin pouvoir ouvrir le capital d’une filiale regroupant les actifs immobiliers du géant hôtelier. Ce n’est, certes, pas faute de l’avoir demandé à tous les précédents patrons d’Accor lorsqu’il était chez Colony Capital, actionnaire de référence de l’entreprise, souhait jusqu’à ce jour resté lettre morte. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, c’est en prenant lui-même les rênes d’Accor qu’il a pu mener à bien ce projet. Il a d’abord commencé par isoler ces actifs au sein d’une seule et même entité avant d’enclencher l’été dernier le processus d’ouverture du capital. AccorInvest, ce sont aujourd’hui 960 murs d'hôtels, en propriété ou en location, soit plus de 130.000 chambres concentrées en Europe et une valeur d'actifs bruts de 6,6 milliards d'euros.

Selon les termes du communiqué publié hier soir, la direction d’Accor annonce ainsi avoir reçu "plusieurs lettres de confirmation d'intention détaillées" et entend "parvenir prochainement à la signature d'un accord définitif". Plusieurs investisseurs français et internationaux de « premier plan » ont fait acte officiel de candidature pour prendre le contrôle de cette entité. Certains noms ont déjà circulé sans qu’ils n’aient été confirmés : Amundi, Colony North Star, le fonds souverain de Singapour GIC et son homologue saoudien Public Investment Fund. Mais d’autres intérêts français se sont sûrement positionnés en parallèle. Les actifs immobiliers comme ceux d’infrastructures sont particulièrement recherchés par tous les institutionnels en mal de rendements sûrs et réguliers.

C’est ce que l’on a vu lors de l’augmentation de capital organisée en juillet dernier par la filiale immobilière de Carrefour, Carmila. Une opération, elle aussi appelée de longue date des vœux de Colony Capital lorsque la société de gestion était au capital du distributeur et dirigée par Sébastien Bazin. Tous les grands institutionnels bancaires et assurantiels ont alors répondu présent à l’appel à commencer par Predica, Cardif, Sogecap, Pimco, Axa, Primonial…. A voir maintenant si Sébastien Bazin va assortir cette ouverture du capital d’une introduction en Bourse d’AccorInvest, histoire de vendre un bloc supplémentaire de titres pour financer ses projets d’investissements et doter cette entité du fameux statut SIIC, permettant de profiter de notables avantages fiscaux.

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