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SoLocal : la partie de bras de fer s'intensifie entre actionnaires et créanciers
A quelques jours de l’Assemblée générale prévue le 19 octobre, les nouvelles s’accumulent du côté de SoLocal. Et elles ne sont pas toutes bonnes. En effet, le groupe a annoncé ce matin que 4 créanciers, représentant 43% de la dette, étaient d’accord sur les termes du projet de restructuration. Il s’agit des fonds gérés ou conseillés par Paulson & Co., Monarch Alternative Capital, Farallon Capital Europe et Amber Capital UK. Tous « ont donné leur accord sur les termes du projet de restructuration financière présenté par la société (...) Ces créanciers se sont en conséquence engagés à voter favorablement lors du vote par les créanciers le 12 octobre 2016 », souligne le groupe dans un communiqué. Ils ont certes tout intérêt à ce que cette solution soit adoptée puisqu'elle leur fait la part belle au détriment des actionnaires. Cette annonce est d'ailleurs à relativiser puisqu'en août dernier, Solocal annonçait que le plan de restructuration devait normalement faire l'objet d'un accord de principe des créanciers représentant plus de 50% de l’encours de la dette de la société. Entre temps, les termes de la restructuration financière ont été revus, notamment sur la substitution de bons de souscription d’actions par des actions gratuites versées aux actionnaires.
Autre nouvelle du jour : le groupe semble vouloir faire entrer un nombre plus important que prévu d'administrateurs représentant les créanciers, puisqu'il est prévu d'en ajouter un (par rapport à ceux déjà envisagés) en fonction du taux de souscription des actionnaires à l’augmentation de capital qui leur est destinée.
Enfin, un rapport d’expert indépendant a été remis à SoLocal analysant la situation actuelle de la société et la viabilité du plan de restructuration. L’expert Finexsi, précise qu’« en pratique, si le plan de restructuration financière n’était pas adopté, les créanciers auraient la faculté de prononcer l’exigibilité immédiate et intégrale de la dette financière, ce qui placerait de facto la Société en situation de cessation des paiements ». L’opération est donc condamnée à réussir à tout prix, sauf que pour cela, l’assemblée générale doit approuver les termes du plan de la restructuration. Reste à savoir ce qui sera décidé le 19 octobre, lors de l’AG. En attendant, la Bourse a du mal à digérer ces nouvelles, le titre ayant perdu aujourd'hui 12,5% à 3,302 euros. De même, on apprenait en fin d'après-midi que Benjamin Jayet avait accru sa participation au sein de l'entreprise pour en détenir 7,09% de concert avec Philippe Besnard. Il pourrait encore accroître son poids d'ici au 19 de manière à peser de tout son poids dans les décisions qui seront prises lors de cette réunion au sommet.
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