WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / Actualité des sociétés

Entreprises / Actions
Actualité des sociétés

CGG détaille les modalités de son augmentation de capital

Dans un climat très problématique pour les valeurs pétrolières, CGG annonce un appel au marché de 350 millions d'euros afin, notamment, de réorganiser ses covenant. Bpifrance participera à l'opération à hauteur de sa participation. Ses homologues sont tous à la peine ce matin en Bourse.
CGG
CGG

La période est décidément très difficile pour les groupes pétroliers. Vendredi, un nouveau coup de massue leur est tombé sur la tête avec la décision des pays producteurs de pétrole, l’OPEP, de supprimer les plafonds de production, au moins jusque la prochaine réunion,  et ce malgré le retour de l’Iran sur les marchés, qui devrait encore accroître les niveaux de production actuelle, la Russie, elle, ne souhaitant toujours pas se coordonner avec l’OPEP malgré son insistance.

Résultat : les prix de l’or noir ont largement flanché vendredi envoyant toutes les valeurs pétrolières vers de nouveaux plus bas. Et ce lundi, le mouvement se poursuit, les principales baisses du jour concernant les groupes liés à cette matière première. Total lâche près de 1%, Technip 2,5%, Maurel & Prom, 3,3%, Vallourec 3,8% et CGG 8,5%.

Ce dernier vient, en plus de détailler un projet d’augmentation de capital vital pour ce groupe touché de plein fouet par la baisse des investissements pétroliers. Le montant est finalement fixé à 350 millions d’euros et devra être entériné par une assemblée générale extraordinaire prévue ce vendredi. Elle est assortie du maintien du droit préférentiel de souscription à des actionnaires, permettant aux détenteurs de titres actuels de participer à l’opération. Ce dont s’est déjà prévalu Bpifrance. La banque filiale à 50% de la Caisse des dépôts a effectivement précisé dans un courriel adressé à Reuters qu'elle prévoyait de souscrire à cet appel au marché à hauteur de la participation qu'elle détient (7,04%), de concert avec IFP Energies nouvelles, anciennement Institut français du pétrole, soit 10,62% au total.

Ce renforcement des fonds propres vient en complément des opérations de refinancement en cours et récemment annoncées par l’entreprise en difficultés. Environs 126 millions de dollars sur un total maximum de 135 millions de dollars d’obligations échéance 2017 ont été apportés pendant la première période de l'offre publique d'échange menée par la filiale américaine de CGG, annonce CGG. Ces obligations ainsi qu'un prêt de 84 millions d'euros lié à l'acquisition en 2012 de la division géoscience du néerlandais Fugro seront remplacés par un prêt à terme garanti et à maturité 2019."Au terme de ce processus, la plus grande partie des dettes à moyen terme de CGG à échéances 2016/2018 aura ainsi été rééchelonnée", assure le groupe dans le cadre de la restructuration de ses « covenant ».

La chute des prix du baril n’en finit pas de dégrader les performances de la société. Sur le 3eme trimestre, elle accuse une perte nette à 1,07 milliard de dollars, multipliée par neuf en un an. Dans le cadre de sa restructuration, la société qui veut réduire son exposition aux activités très cycliques de sa division marine a déjà annoncé la mise en sommeil de ses navires sous pavillon français pour ne conserver que ceux gérés avec son partenaire norvégien Eidesvik. En tout, les effectifs du groupe devraient avoir été réduits à 6.320 à la fin de l'année, soit une baisse de plus de 30% en deux ans, et même de 40% par rapport à la fin 2012. De quoi donner des regrets à ceux qui se sont opposés au rapprochement avec Technip, il y a 2 ans.

Vallourec n’est, certes pas en meilleure posture et prépare, elle aussi un plan de restructuration où Bpifrance entend avoir son mot à dire. La banque publique également actionnaire de l’entreprise réfléchit actuellement à la façon de tirer cet ex fleuron de l’ornière. L’action continue sa lente descente vers le fond. Aujourd’hui, le nouveau recul enregistré ce matin porte à plus de 62% la chute du titre depuis le début de l’année, proche de son point bas annuel de 7,80 euros.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article