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LBO France accélère le rythme de ses sorties

Le fonds de private equity français est en train de boucler les ventes des biscuits Poult et des cliniques Medi-Partenaires à des fonds, et envisage celle du groupe de services aéroportuaires, WFS. De quoi favoriser la levée de capitaux en cours.
LBO France logo
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Après la vente réussie de l’actif midcap Sonovision en février, LBO France profite du regain du private equity pour faire tourner son portefeuille de participations acquises avant la crise. Ou, pour les cas les plus problématiques, restructurer leur dette. Ainsi en est-il du biscuitier Poult, leader français des biscuits sous marque de distributeur avec 60% de parts de marché. Le fonds avait acquis ce groupe en 2006 et a quadruplé son chiffre d’affaires entre 2005 et 2012, en le faisant passer à 220 millions d’euros. Par ailleurs, LBO France a pris les devants, et décidé de se séparer tout d’abord de l’activité polonaise à l’automne dernier, valorisée à plein autour de 120 millions d’euros auprès de Bridgepoint, ce qui avait permis de désendetter la partie française. Ensuite, le fonds emmené par Robert Daussun a mis en vente le groupe principal, qui a dégagé 185 millions d’euros de revenus l’an passé, pour une marge d’Ebitda de 13,5%. Le groupe Bouvard, un concurrent du secteur, était intéressé mais c’est à nouveau un fonds, Qualium qui détient déjà Quick et le groupe de restauration Frères Blanc, qui l’a emporté pour environ 170 millions d’euros, dans un souci de préserver l’indépendance du groupe.

Aure opération emblématique, celle des cliniques Médi-Partenaires. LBO France avait pris possession de cet actif aux côtés d’Equistone en 2007, juste avant la crise. Il avait souhaité lancer un processus de vente dès 2010 afin de miser sur une consolidation du secteur, mais en l’absence de transactions d’envergure, avait dû ajourner son projet. Au printemps dernier, il avait tiré parti de l’emballement des marchés obligataires pour refinancer le groupe, via une émission de 385 millions d’euros. Mais depuis plusieurs mois, le secteur des cliniques privées est en ébullition avec les baisses de remboursement de la Sécurité Sociale, qui représente 80 à 90% des revenus de ces entreprises, et la hausse des charges, qui ont fait fondre les marges.

Les principaux acteurs français étant détenus par des fonds –le numéro deux Vitalia appartient à Blackstone, Capio à Apax, Vedici à 3i et enfin Médipôle Sud Santé à Bridgepoint, un rapprochement était à attendre. C’est Médipôle Sud Santé, avec 300 millions d’euros de chiffre d’affaires et 50 millions d’Ebitda (plus petit que Médi-Partenaires, 550 millions d’euros de revenus et 70 millions d’Ebitda), qui aurait obtenu une exclusivité, afin de créer le deuxième groupe du secteur derrière Générale de Santé. La transaction pourrait valoriser le groupe entre 1 et 1,25 milliard d’euros, soit 8 à 9 fois l’Ebitda, mais loin du multiple de 12 fois qu’avait proposé LBO France en 2007.

Enfin, un autre dossier de vente serait en train d’émerger, celui du groupe de services aéroportuaires Worldwide Flight Services. Cet ancien spin-off de Vinci, qui opère dans 120 aéroports à travers 20 pays, avait été repris pour 315 millions d’euros par LBO France en 2006, et le prêt qui l’accompagnait viendrait à échéance l’an prochain. Les banquiers Sycomore Corporate Finance et ING sont en charge du dossier WFS, qui a généré 45 millions d’euros d’Ebitda l’an passé, et pourrait valoir 8 fois ce montant, soit 360 millions d’euros. Là encore, point d’IPO en vue pour le moment, mais un sondage auprès de parties intéressées.

 Reste que certaines participations de la construction acquises en pic de marché ne sont pas aussi évidentes à valoriser. LBO France a accepté de laisser Terreal, le fabricant de tuiles, passer sous le contrôle de ses créanciers l’été dernier, à savoir ING et les fonds Park Square Capital et Goldman Sachs. Autre boulet à la cheville du fonds : celui de Consolis, le fabricant d’éléments en béton qui a déjà été restructuré deux fois, dont un nouvel apport en equity de 45 millions d’euros l’an passé. Mais au-delà des dossiers difficiles et déjà passés en pertes, ces sorties récentes ou en vue devraient être appréciées par les Limited Partners du fonds, auprès desquels il cherche à lever un nouveau véhicule d’1 milliard d’euros. 

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