Professions financières / Corporate finance
Professions financières
Corporate finance
Idinvest Partners se convertit à la titrisation
EXCLUSIF.
L'ex-AGF Private Equity gère désormais 3,3 milliards d'euros et veut doubler ces montants d'ici à cinq ans. Il est en train de lever un FCT de 200 millions d'euros pour investir dans la dette senior LBO.
Idinvest Partners est un bon exemple d'acteur français du private equity qui a su maintenir une croissance régulière année après année, malgré plusieurs changements d'actionnaire. Cet ancien spin-off d'AGF, qui était passé dans le giron d'Allianz en 2007, a été vendu en mai 2010 à la maison indépendante Idi, dirigée par Christian Langlois-Meurinne.
Cela ne l'a pas empêché de continuer à investir régulièrement dans les fonds fiscaux (FCPI et FIP), dans le cadre de France Investissement mais également en secondaire et via un fonds de dette privée. En 2012, année du 15ème anniversaire du fonds de private equity, les innovations ont pullulé. Tout d'abord, le lancement du deuxième fonds de secondaire, avec un premier closing à 100 millions en septembre dernier et un objectif total de 150-200 millions d'euros. Ensuite, un fonds de dette mezzanine, pour lequel les équipes emmenées par Christophe Bavière et Benoist Grossman souhaitent lever 150 millions d'euros.
Cette année a également été celle de premiers partenariats avec de grands groupes, à l'instar d'EDF qui a décidé de confier ses capitaux aux équipes expérimentées d'Idinvest Partners plutôt que de monter un fonds de corporate venture "from scratch". Cette entité, Electranova Capital, a bouclé un premier closing à 50 millions d'euros en avril, pour un objectif total de 100 millions. Une stratégie que la société de gestion souhaite répliquer dans la levée d'un fonds digital, initiée au début de l'année et pour lequel il souhaite également collecter 100 millions d'euros.
Mais l'évolution stratégique la plus significative concerne probablement le lancement d'un FCT destiné à investir dans la dette senior LBO, soit une plus grande prise de risques mais aussi la réponse au besoin de financement ou de refinancement de sociétés rachetées par des fonds. Aujourd'hui les banques fuient de plus en plus ce marché en raison des contraintes de Bâle 3 ou font en sorte de sortir rapidement ces lignes de leur bilan. Idinvest ambitionne de lever 250 millions d'euros sur ce segment, soit des tickets modestes (entre 10 et 15 millions d'euros).
Fort de toutes ces initiatives, Idinvest Partners affiche aujourd'hui 3,3 milliards d'euros, en hausse de 30% depuis deux ans. Une tendance qui va encore monter en puissance, puisqu'il compte doubler ses encours dans les cinq ans.
© Copyright WanSquare
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article
À lire aussi

