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Professions financières / Corporate finance

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exclusif Lloyds vend sa créance de 140 millions d'euros sur la Saur

EXCLUSIF. Selon les informations de WanSquare, le quatrième créancier a décidé de vendre sa position sur le groupe de distribution d'eau. Le refus des banques de trouver une conciliation menace son avenir.
Les choses se compliquent pour la Saur, troisième acteur français de la distribution d'eau. Alors que sa période de conciliation arrive à échéance dans à peine plus d'un mois, le groupe n'arrive pas à trouver une solution avec ses banques créancières. Preuve de l'évolution défavorable de la situation: la Lloyds, quatrième créancier avec 140 millions d'euros, vient de décider de vendre sa position sur le marché secondaire. Selon les informations de WanSquare, l'opération aura lieu demain et pourrait donner lieu à une décote de l'ordre de 60% sur la valeur faciale du papier. Pour rappel, les principales banques créancières de la Saur sont BNP Paribas, Natixis et Royal Bank of Scotland, suivies par la Lloyds et Mitsubishi. Elles se sont constituées en un comité représentatif, mais cette opération montre les divergences de vues. Selon nos informations, les banques anglo-saxonnes auraient accepté d'abandonner une partie de leurs créances, tandis que les banques françaises font davantage de résistance. Surtout, une fausse rumeur fait état d'un abandon du dossier par le fonds Cube, alors qu'il n'en est rien. Ce dernier prévoit toujours d'apporter 125 millions d'euros d'equity et 125 millions de dette super-senior, et de ramener la dette de la société à 800 millions d'euros, soit un peu moins de 5 fois l'Ebitda, contre 2 milliards aujourd'hui. Mais il a récemment mis en garde les protagonistes du dossier devant l'urgence de la situation, car l'activité de la Saur se dégrade. Après le premier trimestre 2013, la valorisation de la société aurait encore perdu 100 millions d'euros, ce qui la porterait à 700 à 900 millions d'euros selon les estimations faites par Ernst & Young. De leur côté, les banques veulent mettre en place une dette in fine de sept ans, qui ferait grimper le ratio d'endettement à 7 fois l'Ebitda. Faute d'accord, le groupe pourrait être placé en redressement judiciaire le 30 juin prochain, à l'issue de la procédure de conciliation. 12 000 emplois sont en jeu.
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