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Grandes manœuvres en cours pour évincer Antoine Frérot de Véolia Environnement
Nouvelles manœuvres au plus haut niveau en perspective. Déjà en train de faire le forcing pour imposer
à la tête du conseil de surveillance Louis Gallois en lieu et place de Thierry Peugeot
dans le cadre de la réorganisation actionnariale et financière de Peugeot, l’Etat
serait également en train de favoriser l’arrivée d’un nouvel homme fort à la
tête de Véolia Environnement. Selon les informations du Point.fr que WanSquare
a réussi à se faire confirmer, Antoine Frérot, le pdg de la société d’environnement
depuis décembre 2010 serait effectivement dans le collimateur d’un certain
nombre de ses administrateurs, lesquels prépareraient l’arrivée de David Azéma,
l’actuel patron de l’APE pour remplacer Antoine Frérot.
Comment en est-on arrivé là ? A l’origine de ce « complot »,
deux instigateurs essentiellement : la famille Dassault, actionnaire à 6,3%
de Véolia, qui verrait d’un bon œil le remplacement de l’actuel président. Manifestement, les derniers rebondissements
concernant la levée de l’immunité de Serge Dassault au Sénat inquiète la
famille qui souhaiterait donc envoyer un signal plutôt positif en direction du
gouvernement. En favorisant l’arrivée d’un homme dit de « gauche »,
elle enverrait ainsi l’un de ces signes. De même, selon les informations de
WanSquare, les Dassault (présents au conseil de Véolia via Olivier Costa de Beauregard et Thierry Dassault) n’auraient pas apprécié
la façon dont Antoine Frérot a négocié le virage social de l’entreprise. L’Etat,
de son côté, présent via la participation de la CDC, en veut à l’homme fort du
groupe pour sa réaction dans le dossier SNCM et son refus de renflouer la
société pour lui éviter le dépôt de bilan. Et ce, alors que la mairie de
Marseille lui a récemment renouvelé sa confiance pour lui confier le contrat d’assainissement
d’eau de la ville.
Pourquoi David Azéma ?
Agé de 53 ans, cet ancien de la Cour des comptes passé
au début des années 1990 par le cabinet de la ministre du Travail Martine
Aubry, a fait l'essentiel de sa carrière à la SNCF avant de prendre les rênes
de l’Agence des participations de l’Etat en 2012. En février 2013 déjà, on
parlait de lui pour remplacer Guillaume Pepy à l’occasion du renouvellement du
mandat du patron de la SNCF. Plus récemment, il a de nouveau été évoqué pour
remplacer…Thierry Peugeot à la tête du conseil de surveillance du groupe
automobile. Il serait donc l’homme à placer en ce moment. Pour permettre à l’Etat
de nommer un nouveau patron à la tête de l’APE ?
Mardi, Antoine Frérot réunissait justement ses 500
cadres dirigeants mondiaux pour une réunion annuelle de cadrage. Et ce,
essentiellement dans le but de leur fixer les nouvelles lignes opérationnelles
mises en place depuis un peu plus d’un an. Nul doute que ces manœuvres interviennent
à un mauvais moment. Finiront-elles par aboutir ? Le conseil d’administration
du groupe se réunit la semaine prochaine, le 26 février pour avaliser les
comptes annuels de l’entreprise. Le sujet sera-t-il évoqué officiellement ?
Pour démettre Antoine Frérot il faut qu’une majorité des membres le décident.
Véolia Environnement n’en est pas à sa première période « compliquée ».
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