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Brexit : Downing Street répond point par point aux attaques du FT
Plusieurs informations sont parues ce matin dans le Financial Times concernant la préparation du gouvernement au Brexit et sur l'état des relations entre les différentes institutions sur le sujet. Ainsi, selon le Financial Times, le gouvernement ne serait pas du tout au point au cas où les discussions capoteraient, fameux scénario noir surnommé "no deal" de ce côté-ci de la Manche. Le quotidien financier cite notamment un officiel britannique selon lequel la capacité du gouvernement à réagir en cas de no deal diminuerait chaque semaine qui passe.
Le porte-parole s'en est vertement défendu ce matin : "c'est faux. La première ministre l'a répété à plusieurs reprises, et plus récemment dans son discours de Mansion House. 'Nous prenons ce scénario très au sérieux et en tant que responsable du gouvernement, nous continuons de travailler sur toutes les options possibles'", a-t-il affirmé citant Theresa May. Le porte-parole a d'ailleurs affirmé que 3 milliards de livres avaient été mis de côté au budget pour se préparer à tous les scénarios possibles et que 1,5 milliard avaient déjà été dépensés cette année. Un montant assez faible et peu rassurant concernant le degré réel de préparation du gouvernement, alors que le gouverneur de la Banque d'Angleterre a rappelé la semaine dernière que le Brexit avait déjà coûté près de 40 milliards de livres au pays, soit 2% de son PIB depuis le référendum.
Le Financial Times a justement averti ce matin que la Banque d'Angleterre et le Trésor étaient à couteaux tirés au sujet de la régulation bancaire post Brexit, affirmant que la première, craignait que le Trésor ne négocie pas assez d'autonomie pour le secteur bancaire après la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE. Le porte-parole s'est donc défendu ce matin également, affirmant que les deux instances étaient unies dans leur objectif d'assurer la stabilité et la prospérité économique du pays et notamment de la place financière. En attendant, aucun document officiel n'est encore paru sur la position du gouvernement au sujet de l'avenir de son secteur bancaire post-Brexit et sur ce qu'il comptait proposer à Bruxelles lors des négociations.
On comprend dès lors les propos attribués à un représentant de Bruxelles et cité dans le Guardian ce matin, qui accuse la Grande-Bretagne d'être "en pleine utopie" et donc de manquer de réalisme dans les négociations. Ce dont le porte-parole a également dû se défendre ce matin. L'ensemble des acteurs économiques du pays attend donc avec impatience la publication d'un document officiel de Downing Street sur l'ensemble des positions que le gouvernement compte défendre lors des prochains mois de négociations. Mi mai, Reuters avait annoncé que le gouvernement publierait ce document d'ici au sommet européen des 28 et 29 juin sur le Brexit. Il reste donc encore un mois à Downing Street pour dévoiler ses cartes et démontrer qu'il dispose réellement d'un plan concret pour l'après Brexit. Les médias du pays sont visiblement de plus en plus nombreux à en douter.
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