Macro-économie / Taux
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Alerte : Sébastien Lecornu assure que la nouvelle copie du projet de loi de finances ne touchera pas aux allègements de charges
Alors que le Premier ministre a souhaité arrêter, hier soir, les débats sur le projet de loi de finances pour 2026 à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a voulu clarifier sa décision ce vendredi soir.
" La ligne du gouvernement est simple : faire fonctionner les institutions, assumer les responsabilités, remettre du calme. Cela impose de la retenue et une forme d’exigence collective.
Pour sortir de la crise à l’automne dernier, j’ai pris un engagement clair, ne pas gouverner contre le Parlement et recourir au passage en force. Cet engagement nous l’avons tenu, notamment avec le projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, un texte solide.
Mais la situation est hélas bien différente sur le budget de l’Etat malgré les 350 heures de débat. J’avais fait le choix de laisser au Parlement la possibilité de débattre, je regrette qu’à cause de certains (La France insoumise et le Rassemblement national), cela n’ait pas été rendu possible.
Pour autant, de longues réunions de travail ont eu lieu, c’est par ce travail de fond que nous avons pu avancer et permettre au gouvernement de proposer aujourd’hui des évolutions (sur le budget). Le gouvernement ne renoncera pas au compromis. C’est le moment de la grande clarification pour chaque force politique.
Ce budget sera différent du budget initial, il est meilleur. Il peut rassembler. Il conforte des engagements pour la France, il respecte le travail, les efforts. […] Nous ne toucherons aux allègements de charges car c’est fragilisé l’emploi.
Nous nous battrons en revanche contre la fraude et l’optimisation fiscale, et l’attente des contribuables sur le sujet est forte", a-t-il déclaré, précisant que d’autres évolutions seraient possibles. "J’ai voulu une approche nouvelle, je n’y renonce pas pour autant".
Le Premier ministre n’a en revanche pas annoncé si le budget ferait l’objet d’un recours à l’article 49-3 de la Constitution ou à des ordonnances.

